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Calcul des congés payés 2026 : jours acquis et indemnité

Règles vérifiées le 19 octobre 2026 · Par l'équipe purpay

En bref. Un salarié acquiert 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois de travail effectif, soit 30 jours (25 jours ouvrés) pour une année complète, arrondis au jour supérieur. Un mois d'arrêt maladie non professionnel donne 2 jours, dans la limite de 24 jours par période de référence ; un arrêt pour accident du travail ou maladie professionnelle compte comme du travail. L'indemnité est la plus favorable entre 1/10 du salaire brut de la période de référence et le salaire que le salarié aurait touché en travaillant.

1. Jours acquis sur la période de référence

2. Indemnité de congés payés

Vous calculez

Jours acquis
En jours ouvrés5 jours ouvrés pour 6 ouvrables
Jours indemnisés
Indemnité de congés payés à verser1 078,00 €

Votre convention collective peut prévoir plus de jours (ancienneté, fractionnement) : ajoutez-les aux jours acquis.

Le calcul se fait en deux temps : combien de jours le salarié a acquis sur la période de référence, puis combien vous lui devez pour les jours qu'il prend ou qu'il n'a pas pris à son départ. Saisissez les mois travaillés et les arrêts, puis les dates des congés : le simulateur compte les jours en excluant les jours fériés, et compare les deux méthodes de calcul de l'indemnité.

Les jours acquis

Le salarié acquiert 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif chez vous, dans la limite de 30 jours par an (art. L3141-3), à temps plein comme à temps partiel, en CDI comme en CDD. Une période de 4 semaines ou de 24 jours de travail vaut un mois. Si le total n'est pas un nombre entier, il est arrondi au jour supérieur (art. L3141-7).

Mois travaillésCalculJours ouvrablesJours ouvrés (équivalent)
12,533
2555
37,587
410109
512,51311
6151513
717,51815
8202017
922,52320
10252521
1127,52824
12303025

La période de référence va du 1er juin de l'année précédente au 31 mai, sauf accord qui fixe d'autres dates (du 1er avril au 31 mars dans les entreprises affiliées à une caisse de congés payés, comme le BTP). Vous pouvez décompter en jours ouvrés (du lundi au vendredi) si le salarié n'y perd rien : 30 jours ouvrables valent 25 jours ouvrés. Pour passer d'une unité à l'autre, voyez le calcul des jours ouvrés et ouvrables.

Comptent comme du travail effectif : les congés payés, les congés de maternité, de paternité et d'adoption, les congés pour événements familiaux, les repos compensateurs, les jours de RTT. Ne comptent pas, sauf convention plus favorable : la grève, le congé parental à temps plein, le congé sans solde, le congé sabbatique, la mise à pied.

Arrêt maladie et accident du travail

Depuis la loi du 22 avril 2024, un salarié en arrêt pour maladie non professionnelle continue d'acquérir des congés : 2 jours ouvrables par mois, dans la limite de 24 jours par période de référence (art. L3141-5-1). Un arrêt pour accident du travail ou maladie professionnelle est assimilé à du travail effectif : 2,5 jours par mois, sans la limite d'un an qui existait avant.

Exemple : 7 mois de travail et 5 mois d'arrêt maladie sur la période. 7 × 2,5 + 5 × 2 = 27,5, arrondis à 28 jours ouvrables.

Pour la base du dixième, les mois d'arrêt maladie non professionnel comptent pour 80 % du salaire que le salarié aurait perçu, ceux d'arrêt pour accident du travail ou maladie professionnelle pour 100 % (art. L3141-24). Ajoutez ce salaire reconstitué au salaire réellement versé. La gestion de l'arrêt lui-même est expliquée dans notre guide de l'arrêt maladie, et le calcul du maintien de salaire donne le complément à verser.

L'indemnité : dixième ou maintien

Pendant ses congés, le salarié touche une indemnité, calculée de deux façons (art. L3141-24). Vous versez la plus favorable :

  • Le dixième : 1/10 de la rémunération brute totale de la période de référence, pour tous les jours acquis. Pour une partie des congés, on proratise : jours pris ÷ jours acquis.
  • Le maintien de salaire : le salaire que le salarié aurait perçu s'il avait travaillé. Le simulateur utilise le nombre réel de jours du mois : salaire mensuel × jours de congé du mois ÷ jours ouvrables (ou ouvrés) du mois. L'horaire réel du mois est une autre méthode admise.

Le dixième l'emporte souvent quand le salarié a fait des heures supplémentaires ou touché des primes variables ; le maintien, après une augmentation récente. Un jour férié chômé pendant les congés ne compte pas comme jour de congé.

Deux exemples

Congés d'été avec le 14 juillet

Un salarié payé 2 400 € par mois a perçu 29 400 € brut sur la période de référence, heures supplémentaires comprises. Il prend ses congés du lundi 13 au samedi 25 juillet 2026, décomptés en jours ouvrables. Le 14 juillet, chômé, ne compte pas : 11 jours ouvrables.

  • Dixième : 29 400 ÷ 10 × 11/30 = 1 078,00 €.
  • Maintien : juillet 2026 compte 26 jours ouvrables ; 2 400 × 11/26 = 1 015,38 €.
  • Vous versez 1 078,00 €.

Après une augmentation

Une salariée a perçu 25 200 € sur la période de référence, mais gagne 2 400 € par mois depuis peu. Deux semaines de congés du 3 au 14 août 2026, en jours ouvrés : 10 jours sur les 21 jours ouvrés d'août.

  • Dixième : 25 200 ÷ 10 × 10/25 = 1 008,00 €.
  • Maintien : 2 400 × 10/21 = 1 142,86 €, à verser.

Au départ du salarié

Les jours acquis et non pris sont payés en indemnité compensatrice de congés payés, quel que soit le motif du départ : démission, licenciement même pour faute lourde, rupture conventionnelle, fin de période d'essai, retraite (art. L3141-28). Elle se calcule de la même façon, en comparant le dixième et le maintien. Choisissez « Un départ » dans le simulateur : le maintien est alors estimé sur 26 jours ouvrables (ou 21,67 jours ouvrés) par mois en moyenne. N'oubliez pas les jours de la période en cours, acquis depuis le 1er juin. En fin de CDD, l'indemnité vaut 1/10 de la rémunération brute totale du contrat, prime de précarité comprise. Elle figure au solde de tout compte.

Les erreurs fréquentes

  • Ne calculer que le maintien : le dixième est souvent plus favorable.
  • Oublier l'arrondi au jour supérieur.
  • Oublier les jours acquis pendant un arrêt maladie, depuis 2024.
  • Décompter le samedi en jours ouvrés, ou l'oublier en jours ouvrables.
  • Décompter un jour férié chômé comme jour de congé.

Pour les règles de prise des congés, le report et le bulletin de paie, lisez notre guide des congés payés.

Et avec purpay ?

purpay tient le compteur de congés de chaque salarié, arrêts maladie compris. Quand vous signalez des congés par WhatsApp ou par e-mail, son moteur de règles calcule les deux méthodes et retient la plus favorable sur le bulletin, que vous validez.

Résultat indicatif calculé à partir des règles légales en vigueur à la date indiquée. Votre convention collective ou votre contrat peuvent prévoir des règles plus favorables : vérifiez-les avant toute décision.

Questions fréquentes

Combien de jours de congés payés par mois ?

2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables (5 semaines) par an. Une période de 4 semaines ou de 24 jours de travail compte pour un mois. Le total est arrondi au jour supérieur : 5 mois donnent 12,5 jours, arrondis à 13.

Combien vaut un jour de congé payé ?

Avec la règle du dixième, un jour vaut 1/10 du salaire brut de la période de référence divisé par le nombre de jours acquis : pour 29 400 € et 30 jours, 98 € par jour ouvrable. Avec le maintien, il vaut le salaire du jour non travaillé. Vous versez le montant le plus élevé.

Comment calculer l'indemnité de congés payés ?

Calculez les deux méthodes : 1/10 de la rémunération brute de la période de référence, au prorata des jours pris, et le salaire que le salarié aurait perçu s'il avait travaillé. Versez la plus favorable au salarié.

Un salarié en arrêt maladie acquiert-il des congés payés ?

Oui. Un arrêt pour maladie non professionnelle donne 2 jours ouvrables par mois, 24 jours au plus par période de référence. Un arrêt pour accident du travail ou maladie professionnelle est assimilé à du travail effectif, sans limite d'un an.

Comment se calculent les congés payés d'un salarié à temps partiel ?

Comme à temps plein : 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif. Seule l'indemnité change, puisqu'elle dépend du salaire.

Quelles sommes entrent dans la base du dixième ?

Le salaire de base, les heures supplémentaires et majorations, les primes liées au travail (ancienneté, assiduité mensuelle, astreinte), les commissions, les avantages en nature, l'indemnité de congés de l'année précédente et la prime de précarité. La prime de fin d'année, l'intéressement, la participation et les frais professionnels n'y entrent pas.

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