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Congés payés : jours acquis, dates et indemnité (guide employeur 2026)

Mis à jour le 19 octobre 2026 · Par l'équipe purpay

En bref. Un salarié acquiert 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois de travail effectif, soit 30 jours (5 semaines) par an, à temps plein comme à temps partiel. Les congés se prennent dans une période qui inclut toujours le 1er mai au 31 octobre ; l'employeur fixe les dates et l'ordre des départs, et ne peut plus les changer moins d'un mois avant le départ. Pendant un arrêt maladie non professionnel, le salarié acquiert 2 jours par mois, 24 au plus par an. L'indemnité est le plus favorable entre 1/10 de la rémunération brute et le maintien de salaire.

Les congés payés posent trois questions à l’employeur : combien de jours le salarié a acquis, quand il peut les prendre, et combien vous le payez pendant son absence. Voici les règles légales de 2026. Votre convention collective peut être plus favorable : vérifiez-la toujours.

Combien de jours de congés payés ?

Tout salarié acquiert des congés payés dès l’embauche, en CDI, en CDD ou en intérim, à temps plein comme à temps partiel (art. L3141-3 du Code du travail).

Situation Jours acquis
Mois de travail effectif 2,5 jours ouvrables
Année complète 30 jours ouvrables, soit 5 semaines (25 jours ouvrés)
Mois d’arrêt maladie non professionnel 2 jours ouvrables, 24 jours au plus par période de référence
Mois d’arrêt pour accident du travail ou maladie professionnelle Compté comme du travail effectif
Congé maternité, paternité, adoption Compté comme du travail effectif
Salarié à temps partiel Les mêmes 2,5 jours par mois que les temps pleins

Une fraction de jour est arrondie au jour supérieur. Vous pouvez décompter en jours ouvrés (lundi à vendredi), à condition que le salarié n’y perde rien. Pour convertir l’un en l’autre, utilisez le calcul des jours ouvrés et ouvrables.

Jours en plus : un salarié d’au moins 21 ans au 30 avril de l’année précédente a 2 jours supplémentaires par enfant à charge, dans la limite de 30 jours. La convention ou un accord peut aussi ajouter des jours pour l’âge, l’ancienneté ou le handicap.

Les dates : période de référence et période de prise

Période Dates
Période de référence (acquisition) Du 1er juin de l’année précédente au 31 mai de l’année en cours, sauf autre date par accord
Entreprises affiliées à une caisse de congés payés (BTP, spectacle…) Du 1er avril au 31 mars
Période de prise Fixée par accord ou par l’employeur, et comprenant toujours le 1er mai au 31 octobre
Information des salariés sur la période de prise Au moins 2 mois avant son ouverture
Information sur les dates et l’ordre des départs Au moins 1 mois avant le départ

Le salarié peut prendre ses congés dès l’embauche, dans le respect de la période et de l’ordre des départs.

Qui fixe les dates ? Imposer, refuser, annuler

À défaut de convention ou d’accord, c’est l’employeur qui fixe la période de prise et l’ordre des départs, après avis du CSE s’il existe (art. L3141-16). Pour l’ordre des départs, il tient compte de la situation de famille, de l’ancienneté et d’une activité chez un autre employeur. Les conjoints ou partenaires de Pacs travaillant dans l’entreprise ont droit à un congé simultané.

  • Refuser des dates : oui, le salarié doit alors poser ses congés à une autre date.
  • Imposer des congés : oui en cas de fermeture temporaire de l’entreprise, et de manière générale en fixant les dates de départ.
  • Modifier ou annuler des congés accordés : pas moins d’un mois avant le départ, sauf circonstances exceptionnelles (commande exceptionnelle, remplacement d’un salarié décédé…).
  • Travailler pendant ses congés : le salarié ne le peut pas, sauf un contrat de vendanges.

Si le salarié refuse de prendre ses congés alors que vous l’y avez invité à plusieurs reprises, les congés non reportés sont perdus. Gardez la trace écrite de vos relances.

Le congé principal et le fractionnement

  • Le salarié ne peut pas prendre plus de 24 jours ouvrables consécutifs (4 semaines), sauf contraintes géographiques particulières ou personne handicapée ou âgée dépendante au foyer.
  • Il doit prendre au moins 12 jours ouvrables continus entre le 1er mai et le 31 octobre.
  • S’il prend une partie du congé principal hors de cette période, il peut avoir droit à des jours de fractionnement : 1 jour pour 3 à 5 jours pris hors période, 2 jours pour 6 jours ou plus, sauf règle conventionnelle différente.

Le détail est dans le fractionnement des congés payés.

Congés payés et arrêt maladie

Depuis la loi du 22 avril 2024, l’arrêt maladie non professionnel ouvre droit à 2 jours par mois (art. L3141-5-1). Si le salarié n’a pas pu prendre ses congés à cause de la maladie, il bénéficie d’un report de 15 mois, qui commence quand vous l’informez de ses droits après sa reprise (art. L3141-19-1). Sans cette information datée, le délai ne court pas. Les cas particuliers (arrêt sur toute la période de référence, rattrapage des années passées) sont dans les congés payés en arrêt maladie.

L’indemnité de congés payés

Pendant ses congés, le salarié touche une indemnité à la place de son salaire. Vous comparez deux méthodes (art. L3141-24) et versez la plus favorable :

  1. Le 1/10 de la rémunération brute totale de la période de référence, proratisé selon les jours pris.
  2. Le maintien de salaire : ce que le salarié aurait gagné s’il avait travaillé.

La base du 1/10 comprend le salaire de base, les majorations (heures supplémentaires, nuit), la prime d’ancienneté et d’assiduité mensuelle, les commissions, les avantages en nature et l’indemnité de congés de l’année précédente. Elle exclut la prime de fin d’année, l’intéressement, la participation et les frais professionnels. Les mois d’arrêt maladie non professionnel comptent pour 80 % de la rémunération qu’il aurait perçue.

Exemple : un salarié a perçu 29 400 € brut sur la période de référence et prend 12 jours ouvrables (10 jours ouvrés) dans un mois de 21 jours ouvrés, pour un salaire de 2 400 €. Au 1/10 : 29 400 ÷ 10 × 12/30 = 1 176,00 €. Au maintien : 2 400 × 10/21 = 1 142,86 €. Vous versez 1 176,00 €.

Pour vos propres cas, utilisez le calcul des congés payés. L’indemnité est soumise aux cotisations et à l’impôt comme un salaire, et le bulletin indique les dates de congés et le montant de l’indemnité.

En fin de contrat

Les jours acquis et non pris sont payés par une indemnité compensatrice, quelle que soit la cause du départ, même pour faute lourde. En CDD, elle vaut 1/10 de la rémunération brute totale du contrat, prime de précarité comprise. Voir l’indemnité compensatrice de congés payés et le solde de tout compte. Dans le BTP, c’est la caisse de congés payés qui verse l’indemnité : voir la caisse de congés payés du BTP.

Erreurs fréquentes

  • Ne pas faire acquérir de congés pendant un arrêt maladie : depuis avril 2024, c’est 2 jours par mois.
  • Changer les dates à moins d’un mois du départ sans circonstance exceptionnelle.
  • Oublier d’informer le salarié de ses droits à son retour d’arrêt : le report de 15 mois ne démarre pas.
  • Verser seulement le maintien de salaire sans comparer avec le 1/10, surtout après des heures supplémentaires.
  • Oublier les jours de la période en cours dans l’indemnité de fin de contrat.

Avec purpay

purpay suit le compteur de congés de chaque salarié, y compris les jours acquis pendant un arrêt maladie, et prépare le bulletin quand vous signalez des congés par WhatsApp ou par e-mail. En fin de contrat, l’indemnité compensatrice retient la plus favorable entre la règle du dixième et le maintien de salaire. Les montants viennent de son moteur de règles, et vous validez chaque bulletin. Voyez comment ça marche.

Ce guide est une information générale, à jour à la date indiquée. Il ne remplace pas un conseil adapté à votre situation : vérifiez votre convention collective et les textes officiels.

Questions fréquentes

Combien de jours de congés payés par mois ?

2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif chez le même employeur. Une fraction de jour est arrondie au jour supérieur : 5 mois de travail donnent 12,5 jours, arrondis à 13.

Combien de jours de congés payés par an ?

30 jours ouvrables pour une année complète, soit 5 semaines, ou 25 jours ouvrés si vous comptez du lundi au vendredi. La convention collective peut prévoir plus, par exemple selon l'ancienneté.

Un employeur peut-il imposer des congés payés ?

Il fixe la période de prise et l'ordre des départs, à défaut d'accord, après avis du CSE s'il existe. Il peut refuser les dates demandées et imposer des congés en cas de fermeture temporaire de l'entreprise. Il communique les dates au moins un mois avant le départ.

Un employeur peut-il annuler des congés validés ?

Pas moins d'un mois avant la date de départ prévue, sauf circonstances exceptionnelles comme une commande exceptionnelle ou le remplacement d'un salarié décédé. Au-delà d'un mois avant le départ, il peut modifier les dates en prévenant le salarié.

Un salarié en arrêt maladie acquiert-il des congés payés ?

Oui. En arrêt maladie non professionnel, il acquiert 2 jours ouvrables par mois, 24 jours au plus par période de référence. En accident du travail ou maladie professionnelle, l'arrêt compte comme du travail effectif.

Que dit le Code du travail sur les congés payés ?

Les règles sont aux articles L3141-1 et suivants : L3141-3 pour les 2,5 jours par mois, L3141-5 et L3141-5-1 pour les absences qui comptent, L3141-16 pour les dates fixées par l'employeur, L3141-24 pour l'indemnité.

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