Le calcul se fait en deux temps : combien de jours le salarié a acquis sur la période de référence, puis combien vous lui devez pour les jours qu'il prend ou qu'il n'a pas pris à son départ. Saisissez les mois travaillés et les arrêts, puis les dates des congés : le simulateur compte les jours en excluant les jours fériés, et compare les deux méthodes de calcul de l'indemnité.
Les jours acquis
Le salarié acquiert 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif chez vous, dans la limite de 30 jours par an (art. L3141-3), à temps plein comme à temps partiel, en CDI comme en CDD. Une période de 4 semaines ou de 24 jours de travail vaut un mois. Si le total n'est pas un nombre entier, il est arrondi au jour supérieur (art. L3141-7).
| Mois travaillés | Calcul | Jours ouvrables | Jours ouvrés (équivalent) |
|---|---|---|---|
| 1 | 2,5 | 3 | 3 |
| 2 | 5 | 5 | 5 |
| 3 | 7,5 | 8 | 7 |
| 4 | 10 | 10 | 9 |
| 5 | 12,5 | 13 | 11 |
| 6 | 15 | 15 | 13 |
| 7 | 17,5 | 18 | 15 |
| 8 | 20 | 20 | 17 |
| 9 | 22,5 | 23 | 20 |
| 10 | 25 | 25 | 21 |
| 11 | 27,5 | 28 | 24 |
| 12 | 30 | 30 | 25 |
La période de référence va du 1er juin de l'année précédente au 31 mai, sauf accord qui fixe d'autres dates (du 1er avril au 31 mars dans les entreprises affiliées à une caisse de congés payés, comme le BTP). Vous pouvez décompter en jours ouvrés (du lundi au vendredi) si le salarié n'y perd rien : 30 jours ouvrables valent 25 jours ouvrés. Pour passer d'une unité à l'autre, voyez le calcul des jours ouvrés et ouvrables.
Comptent comme du travail effectif : les congés payés, les congés de maternité, de paternité et d'adoption, les congés pour événements familiaux, les repos compensateurs, les jours de RTT. Ne comptent pas, sauf convention plus favorable : la grève, le congé parental à temps plein, le congé sans solde, le congé sabbatique, la mise à pied.
Arrêt maladie et accident du travail
Depuis la loi du 22 avril 2024, un salarié en arrêt pour maladie non professionnelle continue d'acquérir des congés : 2 jours ouvrables par mois, dans la limite de 24 jours par période de référence (art. L3141-5-1). Un arrêt pour accident du travail ou maladie professionnelle est assimilé à du travail effectif : 2,5 jours par mois, sans la limite d'un an qui existait avant.
Exemple : 7 mois de travail et 5 mois d'arrêt maladie sur la période. 7 × 2,5 + 5 × 2 = 27,5, arrondis à 28 jours ouvrables.
Pour la base du dixième, les mois d'arrêt maladie non professionnel comptent pour 80 % du salaire que le salarié aurait perçu, ceux d'arrêt pour accident du travail ou maladie professionnelle pour 100 % (art. L3141-24). Ajoutez ce salaire reconstitué au salaire réellement versé. La gestion de l'arrêt lui-même est expliquée dans notre guide de l'arrêt maladie, et le calcul du maintien de salaire donne le complément à verser.
L'indemnité : dixième ou maintien
Pendant ses congés, le salarié touche une indemnité, calculée de deux façons (art. L3141-24). Vous versez la plus favorable :
- Le dixième : 1/10 de la rémunération brute totale de la période de référence, pour tous les jours acquis. Pour une partie des congés, on proratise : jours pris ÷ jours acquis.
- Le maintien de salaire : le salaire que le salarié aurait perçu s'il avait travaillé. Le simulateur utilise le nombre réel de jours du mois : salaire mensuel × jours de congé du mois ÷ jours ouvrables (ou ouvrés) du mois. L'horaire réel du mois est une autre méthode admise.
Le dixième l'emporte souvent quand le salarié a fait des heures supplémentaires ou touché des primes variables ; le maintien, après une augmentation récente. Un jour férié chômé pendant les congés ne compte pas comme jour de congé.
Deux exemples
Congés d'été avec le 14 juillet
Un salarié payé 2 400 € par mois a perçu 29 400 € brut sur la période de référence, heures supplémentaires comprises. Il prend ses congés du lundi 13 au samedi 25 juillet 2026, décomptés en jours ouvrables. Le 14 juillet, chômé, ne compte pas : 11 jours ouvrables.
- Dixième : 29 400 ÷ 10 × 11/30 = 1 078,00 €.
- Maintien : juillet 2026 compte 26 jours ouvrables ; 2 400 × 11/26 = 1 015,38 €.
- Vous versez 1 078,00 €.
Après une augmentation
Une salariée a perçu 25 200 € sur la période de référence, mais gagne 2 400 € par mois depuis peu. Deux semaines de congés du 3 au 14 août 2026, en jours ouvrés : 10 jours sur les 21 jours ouvrés d'août.
- Dixième : 25 200 ÷ 10 × 10/25 = 1 008,00 €.
- Maintien : 2 400 × 10/21 = 1 142,86 €, à verser.
Au départ du salarié
Les jours acquis et non pris sont payés en indemnité compensatrice de congés payés, quel que soit le motif du départ : démission, licenciement même pour faute lourde, rupture conventionnelle, fin de période d'essai, retraite (art. L3141-28). Elle se calcule de la même façon, en comparant le dixième et le maintien. Choisissez « Un départ » dans le simulateur : le maintien est alors estimé sur 26 jours ouvrables (ou 21,67 jours ouvrés) par mois en moyenne. N'oubliez pas les jours de la période en cours, acquis depuis le 1er juin. En fin de CDD, l'indemnité vaut 1/10 de la rémunération brute totale du contrat, prime de précarité comprise. Elle figure au solde de tout compte.
Les erreurs fréquentes
- Ne calculer que le maintien : le dixième est souvent plus favorable.
- Oublier l'arrondi au jour supérieur.
- Oublier les jours acquis pendant un arrêt maladie, depuis 2024.
- Décompter le samedi en jours ouvrés, ou l'oublier en jours ouvrables.
- Décompter un jour férié chômé comme jour de congé.
Pour les règles de prise des congés, le report et le bulletin de paie, lisez notre guide des congés payés.
Et avec purpay ?
purpay tient le compteur de congés de chaque salarié, arrêts maladie compris. Quand vous signalez des congés par WhatsApp ou par e-mail, son moteur de règles calcule les deux méthodes et retient la plus favorable sur le bulletin, que vous validez.
Sources officielles
- Service-public : Congés payés du salarié dans le secteur privé (F2258)
- Service-public : Absences prises en compte pour les congés payés (F18260)
- Service-public : Calcul de l'indemnité de congés payés (F33359)
- Service-public : Indemnité compensatrice de congés payés (F24661)
- Service-public : Jour ouvrable, jour ouvré, jour franc, jour calendaire (F35697)
- Code du travail, art. L3141-3 (2,5 jours par mois, 30 jours)
- Code du travail, art. L3141-5 et L3141-5-1 (absences, arrêt maladie : 2 jours, 24 jours)
- Code du travail, art. L3141-7 (arrondi au jour supérieur)
- Code du travail, art. L3141-24 (dixième ou maintien)
Résultat indicatif calculé à partir des règles légales en vigueur à la date indiquée. Votre convention collective ou votre contrat peuvent prévoir des règles plus favorables : vérifiez-les avant toute décision.