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Mi-temps thérapeutique : salaire, IJ et rôle de l'employeur

Mis à jour le 19 octobre 2026 · Par l'équipe purpay

En bref. Le mi-temps thérapeutique (temps partiel thérapeutique) est prescrit par le médecin traitant. L'employeur organise une visite de reprise ; si le médecin du travail est favorable, il donne son accord de principe par une attestation et convient avec le salarié des horaires et de la rémunération. Le salarié reçoit le salaire des heures travaillées et, si la CPAM l'accepte, des indemnités journalières (50 % du salaire journalier de base, 42,97 € par jour au maximum, dans la limite de sa perte de salaire), pendant 4 ans au plus. L'employeur doit tenir compte des propositions du médecin du travail et motiver par écrit un refus.

Un salarié revient d’arrêt avec une prescription de « temps partiel thérapeutique ». Pour lui, c’est une reprise en douceur. Pour vous, ce sont des horaires à réorganiser, une visite médicale à prévoir et une paie qui mélange salaire et indemnités journalières. Voici votre rôle, étape par étape.

Ce qu’est le temps partiel thérapeutique

Le médecin traitant peut prescrire une reprise à temps partiel pour motif thérapeutique quand :

  • la reprise et le travail effectué sont de nature à favoriser l’amélioration de l’état de santé du salarié ;
  • ou le salarié doit suivre une rééducation ou une réadaptation professionnelle pour retrouver un emploi compatible avec son état.

« Mi-temps » est le nom courant, mais la durée n’est pas forcément de 50 % : elle dépend de la prescription et de votre accord avec le salarié. Le temps partiel thérapeutique ne suit pas forcément un arrêt : un salarié qui a repris à temps complet peut le demander ensuite, après avoir revu le médecin du travail.

Les étapes côté employeur

  1. Réception de la prescription. Le salarié envoie les volets 1 et 2 à la CPAM (ou à la MSA) et vous remet le volet 3.
  2. Visite de reprise. Vous l’organisez avec le service de santé au travail. Elle est obligatoire après 60 jours d’absence pour maladie ordinaire ou 30 jours pour accident du travail, au plus tard 8 jours après la reprise (article R4624-31). Une visite de préreprise peut aussi avoir lieu pendant l’arrêt (article L4624-2-4).
  3. Avis du médecin du travail. Il peut proposer par écrit un aménagement du temps de travail (article L4624-3).
  4. Votre accord de principe. Si l’avis est favorable, vous établissez une attestation donnant votre accord de principe sur la reprise à temps partiel, en respectant les préconisations du médecin du travail.
  5. Horaires et rémunération. Vous convenez avec le salarié de la répartition des heures et de la rémunération. Mettez-le par écrit : un avenant au contrat de travail temporaire, avec la durée, les horaires et la date de fin prévue.
  6. Décision de la CPAM. Le médecin conseil donne un avis favorable ou non au paiement des indemnités journalières.

Pouvez-vous refuser ?

Vous devez prendre en considération les propositions du médecin du travail. Si vous refusez d’y donner suite, vous devez faire connaître par écrit, au salarié et au médecin du travail, les motifs qui s’y opposent (article L4624-6).

En pratique, un refus doit reposer sur des raisons objectives et vérifiables, liées au fonctionnement de l’entreprise : impossibilité réelle d’organiser le poste à temps partiel, par exemple. Avant de refuser, cherchez une autre répartition des horaires : matinées seulement, trois jours par semaine. Un refus mal motivé expose à un contentieux.

La paie pendant le temps partiel thérapeutique

Qui paie Quoi
Vous Le salaire des heures réellement travaillées
La CPAM Des indemnités journalières, si elle les accepte
Votre convention ou votre prévoyance Un éventuel complément, si elles le prévoient

Les indemnités journalières (règles 2026 selon service-public) :

  • 50 % du salaire journalier de base, égal aux 3 derniers salaires bruts avant l’arrêt divisés par 91,25 ;
  • salaire pris en compte plafonné à 1,4 SMIC, soit 2 613,82 € par mois ; IJ de 42,97 € brut par jour au maximum ;
  • elles ne peuvent pas dépasser la perte de rémunération journalière due à la réduction du temps de travail ;
  • elles sont versées pendant 4 ans au maximum.

Exemple de service-public. Avec 2 000 € brut par mois avant l’arrêt : 6 000 € ÷ 91,25 = 65,75 € de salaire journalier de base, soit des IJ de 32,87 € par jour au maximum.

Si ce salarié reprend à 50 % payé 1 000 € brut par mois, vous lui versez ces 1 000 €. La CPAM lui verse ses IJ, dans la limite de la perte de salaire liée à son temps partiel. Si vous pratiquez la subrogation, c’est vous qui les recevez. Pour simuler les IJ, utilisez le simulateur d’IJSS, et pour le salaire, le calcul du salaire à temps partiel.

Les points d’attention

  • C’est temporaire : prévoyez dans l’avenant la date de fin et le retour à l’horaire habituel, sauf nouvel accord ou nouvel avis médical.
  • Les heures en plus de la durée prévue ne doivent pas devenir la règle : elles iraient contre la prescription médicale.
  • La prolongation : anticipez-la avec le salarié avant la date de fin, et mettez l’avenant à jour.

Les erreurs fréquentes

  • Laisser le salarié reprendre sans visite de reprise quand elle est obligatoire.
  • Refuser oralement, sans motifs écrits adressés au salarié et au médecin du travail.
  • Ne rien formaliser sur les horaires et la rémunération.
  • Payer le salaire à temps plein en plus des IJ.
  • Faire dépasser régulièrement la durée prescrite.

Avec purpay

Envoyez à purpay la prescription et les horaires convenus, par WhatsApp ou par e-mail. purpay prépare le bulletin au prorata du temps travaillé, que vous validez. L’avenant temporaire au contrat peut être rédigé avec vous en option payante : vous le relisez et décidez avant toute signature.

Ce guide est une information générale, à jour à la date indiquée. Il ne remplace pas un conseil adapté à votre situation : vérifiez votre convention collective et les textes officiels.

Questions fréquentes

Un employeur peut-il refuser un mi-temps thérapeutique ?

Il doit prendre en considération les propositions du médecin du travail. S'il refuse d'y donner suite, il doit faire connaître par écrit au salarié et au médecin du travail les motifs qui s'y opposent. Un refus mal justifié expose à un litige.

Comment est payé un mi-temps thérapeutique ?

L'employeur paie le salaire correspondant au temps de travail réel. La CPAM peut verser en plus des indemnités journalières, égales à 50 % du salaire journalier de base, sans dépasser la perte de rémunération liée à la réduction du temps de travail. Votre convention collective ou votre prévoyance peuvent prévoir un complément.

Faut-il un avenant au contrat de travail ?

Le salarié et l'employeur doivent s'accorder sur la répartition des heures et la rémunération. Un écrit, sous forme d'avenant temporaire qui précise la durée, les horaires et la date de fin, évite les malentendus.

Combien de temps peut durer un mi-temps thérapeutique ?

Les indemnités journalières peuvent être versées pendant 4 ans au maximum. La durée de chaque prescription est fixée par le médecin traitant, et la CPAM doit donner son accord.

Le mi-temps thérapeutique doit-il suivre un arrêt de travail ?

Non. Il peut être mis en place après une reprise à temps complet, si le salarié revoit le médecin du travail et que son état le justifie.

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