Un salarié vous demande « une attestation employeur » pour son dossier de location ou sa demande de prêt : c’est l’attestation de travail, ou attestation d’emploi. Elle dit simplement qu’il travaille chez vous, depuis quand et dans quel cadre. Le ministère du Travail la décrit comme un document qui permet au salarié de justifier de son activité dans l’entreprise pour faire valoir certains droits, par exemple auprès d’une banque ou d’un bailleur.
Trois documents à ne pas confondre
| Document | Quand | À quoi il sert | Contenu |
|---|---|---|---|
| Attestation de travail (d’emploi) | Pendant le contrat, à la demande du salarié | Prouver un emploi en cours | Libre, sauf convention collective |
| Certificat de travail | À la fin de chaque contrat, obligatoirement | Prouver la période d’emploi passée | Uniquement dates d’entrée et de sortie, emplois et périodes, portabilité santé-prévoyance |
| Attestation employeur France Travail | À la fin de chaque contrat, obligatoirement | Ouvrir les droits au chômage | Formulaire France Travail, alimenté par la DSN |
Quand un salarié parle d’« attestation employeur », demandez-lui à quoi elle va servir. S’il quitte l’entreprise, il a besoin du certificat de travail et de l’attestation France Travail. S’il est en poste et fait un dossier, c’est l’attestation de travail ci-dessus.
Que mettre dans l’attestation ?
Le Code du travail ne fixe pas son contenu, mais le ministère du Travail précise qu’un accord ou une convention collective peut le prévoir : vérifiez la vôtre. Le modèle officiel retient les éléments suivants, que reprend notre modèle :
- l’identité de l’entreprise et de son représentant, avec son numéro d’immatriculation (SIRET) ;
- l’identité du salarié : nom, prénom, date et lieu de naissance, adresse ;
- l’emploi occupé ;
- la nature du contrat (CDI, CDD…) et sa date de début ;
- pour un CDD, la date de fin prévue, ou le fait qu’il prendra fin à la réalisation de son objet ;
- l’ancienneté à la date de l’attestation.
Les banques et bailleurs demandent souvent deux informations en plus : le temps de travail et l’absence de période d’essai ou de préavis en cours. Ajoutez-les si elles sont exactes. Le salaire n’est pas une mention habituelle : indiquez-le seulement si le salarié le demande, et uniquement le salaire de base. Le bulletin de paie reste le justificatif de revenus le plus courant.
Calculer l’ancienneté
L’ancienneté se compte à partir de la date d’entrée dans l’entreprise. Pour un salarié entré le 15 mars 2023, une attestation datée du 19 octobre 2026 indique 3 ans et 7 mois d’ancienneté. Si le salarié a d’abord été en CDD puis en CDI sans interruption, la durée du CDD est conservée. Notre calcul d’ancienneté fait le compte au jour près.
Les bonnes pratiques
- N’attestez que ce qui est vrai à la date du document : un CDD qui se termine dans deux mois doit faire apparaître sa date de fin.
- Datez et signez, idéalement sur papier à en-tête, avec le cachet de l’entreprise.
- Ne communiquez pas d’informations non demandées (motif d’une absence, état de santé, situation familiale).
- Gardez une copie de chaque attestation délivrée.
Pour un arrêt maladie, l’organisme d’assurance maladie n’attend pas une attestation de travail mais une attestation de salaire, aujourd’hui remplacée par la DSN dans la plupart des cas : voir notre page sur l’attestation de salaire.
Sources officielles
- Code du travail numérique : Modèle de lettre d'attestation d'emploi
- Code du travail, article D1234-6 (contenu du certificat de travail)
- Code du travail, article L1243-11 (CDD poursuivi en CDI, ancienneté conservée)
- Code du travail, article R1234-9 (attestations pour France Travail)
- Entreprendre Service-public : Certificat de travail
- Entreprendre Service-public : Attestation employeur destinée à France Travail
- France Travail : L'attestation employeur (transmission par la DSN)
Modèle général, à adapter à votre situation et à votre convention collective. Il ne remplace pas un conseil personnalisé.