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Convention collective jardinerie (IDCC 1760) : salaires 2026

Mis à jour le 19 octobre 2026 · Par l'équipe purpay

En bref. La convention collective nationale des jardineries et graineteries (IDCC 1760) couvre les magasins spécialisés dont l'activité principale est la vente de végétaux, de semences et de fournitures pour le jardin, entrepôts compris. Sa grille, fixée par l'accord du 2 avril 2026 à compter du 1er mai 2026, va de 1 823 € à 3 900 € : les niveaux 1, 2 et le premier échelon du niveau 3 sont sous le SMIC. Les heures du dimanche sont majorées de 50 %, et les saisonniers de deux saisons consécutives ont droit à une proposition de reconduction.

Une jardinerie vit au rythme de deux saisons, le printemps et l’automne, avec des renforts et des week-ends chargés. La convention collective nationale des jardineries et graineteries du 3 décembre 1993, IDCC 1760, réécrite par l’accord du 10 octobre 2022 et étendue en février 2024, encadre précisément ces saisons, le dimanche et les jours fériés.

Quelles entreprises sont concernées ?

L’article 1er vise les entreprises ou établissements spécialisés dont l’activité principale est la distribution de végétaux, fleurs, semences, produits et articles de jardinage, avec plusieurs de ces rayons : pépinière, serre, fleuristerie et marché aux fleurs, accessoires de jardin, semences et bulbes, animalerie. La convention s’applique à tout le personnel, entrepôts compris, en métropole et dans les DOM.

Elle exclut les entreprises où la vente de produits de jardin est accessoire. Un rayon jardin accessoire suit la convention de l’activité principale du magasin, par exemple celle du commerce à prédominance alimentaire pour un hypermarché ; un fleuriste ou une animalerie seuls, de la convention des fleuristes et animaux familiers (IDCC 1978) ; une grande surface de bricolage, de la convention du bricolage.

Grille des salaires au 1er mai 2026

L’accord du 2 avril 2026 fixe les minima pour 151,67 heures dans la nouvelle classification de l’accord du 18 avril 2024 : chaque emploi est pesé sur 8 critères, et le total de points donne le niveau et l’échelon.

Catégorie Niveau, échelon Points Minimum
Employés 1.1 / 1.2 / 1.3 160 à 350 1 823 € / 1 825 € / 1 827 €, donc SMIC
Employés 2.1 / 2.2 351 à 530 1 830 € / 1 840 €, donc SMIC
Employés 3.1 / 3.2 531 à 700 1 850 €, donc SMIC / 1 915 €
Agents de maîtrise 4.1 / 4.2 / 4.3 701 à 940 1 960 € / 1 980 € / 2 000 €
Agents de maîtrise 5.1 / 5.2 941 à 1 100 2 050 € / 2 120 €
Cadres 6.1 / 6.2 1 101 à 1 270 2 800 € / 2 900 €
Cadres 7.1 / 7.2 1 271 à 1 430 3 400 € / 3 600 €
Cadres 8.1 / 8.2 1 431 à 2 080 3 700 € / 3 900 €

L’accord s’applique au 1er mai 2026 dans les entreprises adhérentes à l’organisation patronale signataire, et le 1er jour du mois suivant son extension pour les autres. Depuis le 1er juin 2026, le SMIC est de 1 867,02 € : les six premiers minima sont dessous. La nouvelle classification doit être appliquée à tous les salariés au plus tard 24 mois après l’extension de l’accord de 2024.

Saisons et saisonniers

La convention (article 18) situe les saisons, à 15 jours près, de mi-février à mi-juin et de mi-septembre à mi-décembre. Sauf accord contraire, les congés ne se prennent pas pendant la saison de printemps, et pas plus de 24 jours ouvrables d’un coup.

Reconduction : un saisonnier employé sur tout ou partie de deux saisons identiques consécutives, dont le contrat est allé à son terme, se voit proposer un emploi de même nature pour la saison suivante, sauf motif réel et sérieux.

  1. Il confirme par écrit au moins 45 jours avant la saison, au plus tard le 1er août (automne) ou le 1er janvier (printemps).
  2. L’employeur propose le contrat dans les 30 jours.
  3. Sans réponse favorable du salarié sous quinzaine, le droit tombe.

Le nouveau contrat n’a pas de période d’essai, sauf changement de poste ou de rayon. Si le contrat ne prévoit pas de clause de reconduction, ou si elle n’est pas respectée, le saisonnier a droit à une indemnité de 10 % des salaires de la saison. Les contrats saisonniers successifs se cumulent pour l’ancienneté, y compris pour l’indemnité de départ en cas de passage en CDI.

Dimanche, jours fériés, nuit

  • Dimanche (article 31) : heures majorées de 50 % du taux horaire de base, payées en repos seulement avec l’accord du salarié ; au moins 1 dimanche sur 2 de repos en moyenne sur l’année.
  • Repos : 4 jours par quatorzaine, dont 2 peuvent être pris par demi-journée, et jamais plus de 6 jours de travail par semaine.
  • Jours fériés (article 34) : 7 jours sont payés quand ils tombent un jour habituellement travaillé : 1er janvier, lundis de Pâques et de Pentecôte, 14 juillet, 15 août, Toussaint, Noël. Travaillés, ils donnent un repos égal aux heures faites ou leur paiement au taux de base en plus du salaire. Chaque salarié chôme au moins 4 jours fériés sur 11. Le 1er mai suit la loi.
  • Nuit : heures entre 22 heures et 6 heures majorées de 50 %, sauf surveillance nocturne, avec une prime de panier au-delà de 4 heures.

Exemple. Un vendeur au niveau 3.2 (1 915 €) a un taux horaire de 12,63 €. Une heure du dimanche lui est due 18,94 €. S’il travaille 7 heures un lundi de Pentecôte, il reçoit 88,38 € en plus de son salaire du mois, ou 7 heures de repos. Voir jour férié travaillé.

Temps de travail

  • Heures supplémentaires : les 5 premières sont payées à +25 % ou compensées, les suivantes sont compensées en repos, sauf accord d’entreprise qui privilégie le paiement ; le repos se prend par blocs d’au moins 8 heures, avec l’accord de l’employeur et, sauf accord, hors saisons. Voir heures supplémentaires.
  • Durée quotidienne : 10 heures, portées à 12 heures une fois par semaine en cas de surcroît temporaire, de travaux saisonniers ou de pointe.
  • Temps partiel : 24 heures par semaine au minimum (104 heures par mois), 3 heures par jour au moins, sauf accord écrit.
  • CDI intermittent : au moins 800 heures payées par an.

Maladie, préavis, départ

Maintien de salaire (article 36) : après 1 an d’ancienneté, complément jusqu’à 100 % du salaire net, hors primes liées à l’activité, du 8e au 90e jour d’arrêt, dès le 1er jour en cas d’accident du travail, dans la limite des jours déjà indemnisés sur 12 mois. C’est plus favorable que le maintien légal (90 % puis 66,66 % du brut, 30 jours chacun) sur les premiers mois ; pour un arrêt de plus de 90 jours d’un salarié très ancien, comparez avec la loi.

Période d’essai : 2 mois non renouvelables pour les ouvriers et employés ; 3 mois + 2 mois pour un agent de maîtrise ; 4 mois + 3 mois pour un cadre.

Préavis :

Démission, moins d’1 an Démission, 1 an et plus Licenciement
Employés 15 jours 1 mois 1 mois, 2 mois dès 2 ans
Agents de maîtrise 1 mois 2 mois 2 mois
Cadres 2 mois 3 mois 3 mois

Pendant le préavis, 2 heures par jour pour chercher un emploi, payées en cas de licenciement.

Indemnité de licenciement : dès 8 mois d’ancienneté, 1/4 de mois par année jusqu’à 10 ans, 1/3 au-delà, comme l’indemnité légale. Départ volontaire à la retraite : préavis de 2 mois après 2 ans d’ancienneté et 1/10 de mois par année de présence. Mise à la retraite : préavis de 3 mois et indemnité au moins égale à l’indemnité de licenciement.

Avec purpay

purpay prépare les bulletins, la DSN et la DPAE de votre jardinerie par WhatsApp ou e-mail, contrats saisonniers compris, et vous validez chaque envoi. Le moteur de règles de purpay applique le Code du travail : la grille, les primes et les majorations de la convention 1760 ne sont pas encore calculées. Indiquez-nous les montants dus, ils apparaissent sur le bulletin avec les bonnes cotisations. Avec l’IDCC 1760, vérifiez sur chaque bulletin la majoration du dimanche, les jours fériés travaillés et le complément maladie avant de valider. Voir paie des commerces.

Ce guide est une information générale, à jour à la date indiquée. Il ne remplace pas un conseil adapté à votre situation : vérifiez votre convention collective et les textes officiels.

Questions fréquentes

Quel est le salaire minimum en jardinerie en 2026 ?

Selon l'accord du 2 avril 2026, à compter du 1er mai 2026 : de 1 823 € (niveau 1, échelon 1) à 3 900 € (cadre niveau 8, échelon 2) brut par mois pour 151,67 heures. Les minima de 1 823 € à 1 850 € sont sous le SMIC de 1 867,02 €, qui s'applique.

Le dimanche est-il majoré dans une jardinerie ?

Oui. Les heures du dimanche sont majorées de 50 % du taux horaire de base. Le paiement en repos suppose l'accord du salarié, et chacun doit avoir au moins 1 dimanche sur 2 de repos en moyenne sur l'année.

Un saisonnier de jardinerie peut-il être repris la saison suivante ?

Oui. Après deux saisons identiques consécutives, l'employeur lui propose un emploi de même nature pour la saison suivante, sauf motif réel et sérieux. Le salarié répond par écrit au moins 45 jours avant la saison (au plus tard le 1er août ou le 1er janvier) ; sans clause de reconduction, il touche 10 % des salaires de la saison.

Quel maintien de salaire en arrêt maladie en jardinerie ?

Après 1 an d'ancienneté, l'employeur complète les indemnités de la Sécurité sociale jusqu'à 100 % du salaire net, du 8e au 90e jour d'arrêt. En cas d'accident du travail, dès le 1er jour.

Quel préavis de démission en jardinerie ?

15 jours pour un employé, 1 mois pour un agent de maîtrise, 2 mois pour un cadre. Au-delà d'1 an d'ancienneté : 1 mois, 2 mois et 3 mois.

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