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Convention collective des pompes funèbres (IDCC 759) : 2026

Mis à jour le 19 octobre 2026 · Par l'équipe purpay

En bref. La convention collective nationale des pompes funèbres du 1er mars 1974 (IDCC 759) couvre les entreprises de pompes funèbres et de soins aux défunts. Ses salaires minima hiérarchiques, fixés au 1er janvier 2026, augmentent avec l'ancienneté dans l'emploi : de 1 864 € à l'embauche au niveau I (sous le SMIC depuis juin 2026) à 4 418 € pour un cadre de niveau VII. Les astreintes sont payées en fraction du SMIC, et une nouvelle classification doit être appliquée au plus tard le 1er avril 2027.

Une entreprise de pompes funèbres travaille jour et nuit, week-ends et jours fériés compris : la convention collective nationale des pompes funèbres du 1er mars 1974, IDCC 759, encadre donc surtout les astreintes, la nuit et les jours fériés. Selon l’accord du 28 avril 2026, plus de 90 % des salariés de la branche travaillent dans des entreprises de moins de 50 salariés.

Qui est concerné ?

L’article 010 vise, en métropole et dans les DOM, les entreprises ou établissements qui exercent l’activité de pompes funèbres et/ou de soins aux défunts, pour tous leurs salariés : ouvriers, employés, techniciens, agents de maîtrise et cadres.

Salaires minima hiérarchiques 2026

Depuis l’accord du 17 janvier 2024, le salaire minimum hiérarchique (SMH) se compare au salaire de base et au 13e mois éventuel, ramené au mois. Primes d’ancienneté, majorations, primes de panier, avantages en nature et frais n’entrent pas dans la comparaison. L’avenant du 13 janvier 2026 fixe les montants au 1er janvier 2026, selon l’ancienneté dans l’emploi :

Niveau, position Embauche 3 ans 5 ans 10 ans 15 ans 20 ans 25 ans
I 1 864 € 1 921 € 1 940 € 1 980 € 2 019 € 2 060 € 2 102 €
II.1 1 871 € 1 928 € 1 947 € 1 987 € 2 027 € 2 068 € 2 110 €
II.2 1 890 € 1 947 € 1 967 € 2 006 € 2 047 € 2 088 € 2 131 €
III.1 1 909 € 1 967 € 1 987 € 2 027 € 2 068 € 2 110 € 2 152 €
III.2 1 928 € 1 986 € 2 006 € 2 047 € 2 088 € 2 131 € 2 174 €
IV.1 (maîtrise) 2 006 € 2 067 € 2 088 € 2 131 € 2 174 € 2 217 € 2 262 €
IV.2 2 063 € 2 126 € 2 147 € 2 191 € 2 236 € 2 281 € 2 327 €

Cadres, à l’embauche puis après 3 ans : V.1 2 501 € / 2 577 €, V.2 2 667 € / 2 748 €, VI.1 2 949 € / 3 038 €, VI.2 3 475 € / 3 579 €, VII.1 4 288 € / 4 418 €.

Depuis le 1er juin 2026, le SMIC est de 1 867,02 € : un salarié de niveau I à l’embauche doit le toucher. Pensez aussi à changer de colonne aux dates anniversaires de 3, 5, 10, 15, 20 et 25 ans dans l’emploi.

Nouvelle classification : l’accord du 28 avril 2026 classe les emplois par cotation sur 4 critères, en 10 niveaux. Les entreprises doivent l’appliquer, avec le nouveau barème, au plus tard le 1er avril 2027, sans baisse du salaire contractuel. Le niveau doit figurer sur le bulletin et dans le contrat.

Astreintes, nuit, jours fériés

Astreintes (accord du 7 décembre 2018), indemnisées en fraction du SMIC mensuel, arrondie à l’euro supérieur :

Astreinte Taux Avec le SMIC 2026
Nuit (fermeture du soir à l’ouverture) 1/150 13 €
Jour (pause de midi) 1/750 3 €
Week-end ou jour férié en semaine 1/50 38 €
Majoration de la nuit avant ou après un jour férié 1/300 7 €

Les interventions, trajet compris, sont du temps de travail effectif. Limites : 2 week-ends par mois, 180 astreintes de nuit et 180 de jour par an, planning communiqué 15 jours à l’avance, pas d’astreinte la nuit avant ou après une absence prévue.

Nuit : une intervention ponctuelle de nuit (21 heures à 6 heures) avec déplacement est majorée de 100 %. Les travailleurs de nuit réguliers, volontaires, ont 1 nuit de repos par tranche de 270 heures de nuit, 6 au plus par an. Voir travail de nuit.

Jours fériés : chômés sans perte de salaire dès 1 an d’ancienneté. Travaillés, leurs heures sont traitées comme des heures supplémentaires (+25 % ou +50 %) ou rendues en repos majoré, au choix du salarié.

Heures supplémentaires : contingent de 220 heures (150 heures en cas de modulation, 200 heures pour les chauffeurs de route).

Congés

  • Ancienneté : 2 jours ouvrables de plus après 10 ans, 4 après 20 ans.
  • Congés spéciaux, dès l’embauche : 6 jours ouvrables pour le mariage ou le Pacs, 5 pour la maladie d’un enfant de moins de 16 ans, 3 pour une naissance ou le décès du conjoint, d’un parent, d’un frère ou d’une sœur. Pour le décès d’un enfant, la convention prévoit 5 jours, moins que la loi (12 jours ouvrables, 14 dans certains cas) : appliquez la loi.

Maladie

Après 1 an d’ancienneté : 90 % du brut pendant 30 jours, puis 75 % pendant 60 jours, avec 10 et 5 jours de plus par tranche de 5 ans d’ancienneté. Le maintien commence au 11e jour d’absence, au 1er jour pour un accident du travail ou une maladie professionnelle (hors trajet). La carence conventionnelle de 10 jours étant plus longue que celle de la loi (7 jours), comparez avec le maintien légal et appliquez le plus favorable.

Essai, préavis, licenciement, retraite

Période d’essai : 3 mois pour les ouvriers, employés, techniciens et agents de maîtrise (durée conventionnelle antérieure à la loi du 25 juin 2008, maintenue), 4 mois pour les cadres, renouvelable une fois d’un commun accord.

Préavis dû par l’employeur : 2 semaines du 3e au 6e mois d’ancienneté, 1 mois jusqu’à 2 ans, 2 mois ensuite ; 3 mois pour les cadres de niveaux 5 à 7 dès 1 an. Plus 1 mois après 50 ans, 2 mois après 55 ans, 1 mois en cas de clause de non-concurrence. La démission suit les mêmes durées, sans ces majorations. En cas de licenciement, 40 heures par mois payées pour chercher un emploi.

Indemnité de licenciement, dès 2 ans : 10 % de mois par année jusqu’à 4 ans, puis 25 % par année de 4 à 12 ans, puis 35 % (40 % pour les cadres) au-delà, plafonnée à 9 mois (12 pour les cadres), plus 1 mois après 50 ans et 2 mois après 55 ans avec 5 ans d’ancienneté. La formule de base donne souvent moins que l’indemnité légale : à 10 ans, 1,9 mois contre 2,5 mois. La convention garantit au moins le montant légal.

Départ volontaire à la retraite : la moitié de l’indemnité conventionnelle de licenciement, sans descendre sous 1/10 de mois par année plus 1/15 au-delà de 10 ans.

Avec purpay

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Ce guide est une information générale, à jour à la date indiquée. Il ne remplace pas un conseil adapté à votre situation : vérifiez votre convention collective et les textes officiels.

Questions fréquentes

Quel est le salaire minimum dans les pompes funèbres en 2026 ?

Selon l'avenant du 13 janvier 2026, au 1er janvier 2026 : 1 864 € à l'embauche au niveau I, jusqu'à 2 102 € après 25 ans ; 2 006 € à 2 327 € pour les techniciens et agents de maîtrise ; 2 501 € à 4 418 € pour les cadres. Le niveau I à l'embauche est sous le SMIC de 1 867,02 € depuis le 1er juin 2026, qui s'applique.

Comment sont payées les astreintes en pompes funèbres ?

En fraction du SMIC mensuel, arrondie à l'euro supérieur : 1/150 par astreinte de nuit, 1/750 par astreinte de jour (pause de midi), 1/50 par astreinte de week-end ou de jour férié, plus 1/300 pour une nuit qui précède ou suit un jour férié.

Combien d'astreintes peut faire un salarié de pompes funèbres ?

Au plus 2 week-ends par mois, 180 astreintes de nuit et 180 astreintes de jour par an. Le planning est communiqué au moins 15 jours calendaires à l'avance, sauf urgence (1 jour franc).

Quel maintien de salaire en arrêt maladie dans les pompes funèbres ?

Après 1 an d'ancienneté : 90 % du brut pendant 30 jours puis 75 % pendant 60 jours, durées allongées de 10 et 5 jours par tranche de 5 ans. Le maintien démarre au 11e jour d'absence, et dès le 1er jour pour un accident du travail ou une maladie professionnelle.

Quel est le préavis de licenciement dans les pompes funèbres ?

2 semaines du 3e au 6e mois d'ancienneté, 1 mois jusqu'à 2 ans, 2 mois au-delà, 3 mois pour les cadres des niveaux 5 à 7 dès 1 an. Il augmente d'1 mois après 50 ans et de 2 mois après 55 ans.

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