Pâtissier, chocolatier, confiseur, glacier, salon de thé, traiteur : si vous fabriquez dans votre laboratoire et vendez surtout au détail, vos salariés relèvent de la convention collective nationale de la pâtisserie du 30 juin 1983, IDCC 1267. Le ministère du Travail ne publie pas de fiches questions-réponses pour cette convention : voici ce que dit son texte, à jour au 16 octobre 2026.
Qui est concerné ?
La convention s’applique en métropole et dans les départements d’outre-mer aux entreprises de pâtisserie, confiserie, glacerie, chocolaterie, salon de thé et traiteur, ainsi qu’aux artisans glaciers inscrits au répertoire des métiers (article 1er). Elle vise celui qui élabore et fabrique dans son laboratoire, puis vend principalement au détail, y compris des plats cuisinés pour la vente directe ou sur commande. Les gérants de société sont exclus.
Une entreprise à activités multiples suit son activité principale. Une boulangerie-pâtisserie dont le pain est l’activité principale relève de la convention de la boulangerie. Pour un traiteur-organisateur de réceptions, c’est l’activité principale ou le métier d’origine qui tranche (article 1 bis).
Grille des salaires au 1er janvier 2026
L’avenant n° 114 du 29 janvier 2026, étendu par arrêté du 9 avril 2026, revalorise de 1,2 % les coefficients 160 à 190. Extraits, pour 151,67 heures :
| Coefficient | Fabrication | Vente | Taux à payer au minimum (octobre 2026) |
|---|---|---|---|
| 160 | 12,29 € (1 863,37 €) | 12,29 € | 12,31 € (SMIC) |
| 165 | 12,36 € (1 874,11 €) | 12,36 € | 12,36 € |
| 170 | 12,50 € | 12,50 € | 12,50 € |
| 180 | 12,72 € | 12,72 € | 12,72 € |
| 190 | 13,42 € | — | 13,42 € |
| 200 | — | 13,99 € | 13,99 € |
| 220 | 15,40 € | — | 15,40 € |
| 250 | 17,49 € | 17,49 € | 17,49 € |
| 350 | 24,49 € (3 714,46 €) | — | 24,49 € |
Le coefficient 160 (12,29 €) est passé sous le SMIC le 1er juin 2026 : payez au moins 12,31 € de l’heure, soit 1 867,02 € par mois à temps plein. Les services administratifs, l’entretien et la livraison ont aussi leurs coefficients dans l’avenant.
Repas, logement ou véhicule fournis sont évalués au barème forfaitaire de la Sécurité sociale, sauf contrat prévoyant un montant plus élevé, dans la limite de la valeur réelle (article 34).
Nuit et jours fériés : les deux postes à surveiller
Travail de nuit (article 28). La nuit va de 21 h à 6 h et doit rester exceptionnelle. Pour tous les salariés :
- +25 % pour les heures entre 21 h et minuit et entre 4 h et 6 h ;
- +50 % pour les heures entre minuit et 4 h ;
- 6 heures de nuit au plus par jour, une pause de 20 minutes dès 6 heures de travail continu.
Les travailleurs de nuit (au moins 3 heures de nuit 2 fois par semaine, ou 270 heures par an) ont en plus des jours de repos : 1 jour par an de 270 à 600 heures de nuit, 2 jours de 601 à 935 heures, 3 jours jusqu’à 1 270 heures, 4 jours jusqu’à 1 580 heures, 5 jours au-delà. Le personnel de vente de nuit ne fait pas plus de 4 heures de nuit par jour.
Exemple. Un ouvrier pâtissier au coefficient 180 (12,72 €) commence à 3 h et finit à 10 h : 1 heure entre 3 h et 4 h à +50 % (6,36 €) et 2 heures entre 4 h et 6 h à +25 % (6,36 €), soit 12,72 € de majorations pour la nuit.
Jours fériés (article 38). Le chômage des 11 jours fériés ne réduit pas le salaire. Les salariés doivent répondre à la demande de travailler un jour férié si vous les prévenez 15 jours avant. Les heures sont alors majorées de 100 %, en salaire ou en repos (au choix du salarié, repos pris dans les 3 mois). Dans les entreprises qui ne peuvent interrompre l’activité, le 1er mai travaillé donne le salaire, plus une indemnité de 150 % de ce salaire et un repos équivalent.
Heures supplémentaires
Le contingent annuel est de 180 heures, ramené à 150 heures pour les salariés dont la durée est modulée en deçà de 28 heures ou au-delà de 46 heures par semaine (article 27). Les majorations sont les taux légaux. Voir heures supplémentaires.
Maladie et prévoyance
Dès 1 an d’ancienneté dans la profession, le salarié perçoit 90 % de sa rémunération brute pendant 180 jours, indemnités journalières comprises (article 44.1) :
- dès le 1er jour en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle ;
- dès le 4e jour dans les autres cas ;
- 180 jours au maximum sur 12 mois.
Ensuite, le régime de prévoyance de la branche verse des indemnités égales à 75 % du salaire de référence. Sans l’année d’ancienneté requise, la prévoyance indemnise après une franchise de 90 jours. Voir arrêt maladie côté employeur.
Essai, préavis, licenciement
- Période d’essai : la convention prévoit 5 semaines (3 mois pour les cadres), mais elle date d’avant le 26 juin 2008. Selon le Code du travail numérique, ce sont alors les durées du Code du travail qui s’appliquent : 2 mois (ouvriers et employés), 3 mois (agents de maîtrise), 4 mois (cadres).
- Préavis de démission ou de licenciement : 1 mois pour les ouvriers, employés et agents de maîtrise, 3 mois pour les cadres. En cas de licenciement après 2 ans d’ancienneté, le minimum légal de 2 mois s’applique (l’article 19 a été étendu sous cette réserve, article L1234-1 du Code du travail). Le salarié licencié a 2 heures par jour pour chercher un emploi pendant les 15 derniers jours du préavis.
- Indemnité de licenciement : le calcul légal (article 21). En cas d’inaptitude d’origine professionnelle, la prévoyance de branche peut en prendre une partie en charge.
Avec purpay
purpay prépare les bulletins, la DSN et la DPAE de votre pâtisserie par WhatsApp ou e-mail, et vous validez chaque envoi. Le moteur de règles de purpay applique le Code du travail : la grille, les primes et les majorations de la convention 1267 ne sont pas encore calculées. Indiquez-nous les montants dus, ils apparaissent sur le bulletin avec les bonnes cotisations. Pour la convention 1267, le coefficient, les heures de nuit par tranche horaire et les jours fériés travaillés sont des points que vous contrôlez avant de valider. Voir notre page artisans.
Sources officielles
- Code du travail numérique : convention collective de la pâtisserie (IDCC 1267)
- DILA, données ouvertes KALI : convention du 30 juin 1983 (articles 1er, 14, 19, 21, 27, 28, 34, 38, 44) et avenant n° 114 du 29 janvier 2026 (salaires au 1er janvier 2026)
- Code du travail numérique : durée maximale de la période d'essai (conventions antérieures au 26 juin 2008)
- Code du travail, article L1234-1 (préavis de licenciement)
- Service-public : période d'essai
- Service-public : montant du SMIC
Ce guide est une information générale, à jour à la date indiquée. Il ne remplace pas un conseil adapté à votre situation : vérifiez votre convention collective et les textes officiels.