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Simulateur rupture conventionnelle 2026 : indemnité et calendrier

Règles vérifiées le 19 octobre 2026 · Par l'équipe purpay

En bref. L'indemnité de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieure à l'indemnité légale de licenciement : 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans, puis 1/3 de mois par année au-delà, quelle que soit l'ancienneté. Depuis le 1er janvier 2026, l'employeur paie en plus une contribution de 40 % sur la part de l'indemnité exonérée de cotisations. Le contrat prend fin au plus tôt le lendemain de l'homologation, après 15 jours calendaires de rétractation et 15 jours ouvrables d'instruction.
Salaire brut des 12 derniers mois
Autres situations

Indemnité minimale à verser légale2 750,00 €
Indemnité versée
Contribution patronale (40 %)Sur la part exonérée de cotisations
Coût total pour vousIndemnité + contribution

Régime social et fiscal de l'indemnité

Calendrier

    Ce simulateur fait le calcul que la DDETS vérifie avant d'homologuer : l'indemnité minimale, à partir de l'ancienneté et du salaire de référence. Il ajoute ce que vous paierez vraiment en 2026 (la contribution patronale de 40 %) et les dates clés à partir de la signature. Si votre convention collective prévoit une indemnité plus élevée, saisissez-la : c'est elle qui devient le minimum.

    Le calcul de l'indemnité minimale

    L'indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieure à l'indemnité légale de licenciement (art. L1237-13 du Code du travail). Contrairement au licenciement, elle est due quelle que soit l'ancienneté, même sous 8 mois.

    • 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté pour les 10 premières années ;
    • 1/3 de mois de salaire par année au-delà de 10 ans ;
    • les années incomplètes comptent au prorata des mois complets.

    L'ancienneté se compte de la date d'entrée à la date de fin du contrat prévue dans la convention. Retirez les périodes qui ne comptent pas, comme un arrêt maladie non professionnel ou un congé sans solde (le champ « Absences » du simulateur le fait pour vous). Un congé maternité, un arrêt pour accident du travail ou les congés payés comptent, eux, en totalité.

    Le salaire de référence

    On retient la formule la plus favorable au salarié (art. R1234-4) :

    • la moyenne mensuelle brute des 12 derniers mois, primes comprises (ou de tous les mois travaillés s'il en a moins de 12) ;
    • la moyenne des 3 derniers mois, où une prime annuelle ou exceptionnelle ne compte que pour 1/12 par mois.

    Le simulateur applique la même formule que le simulateur officiel de TéléRC : moyenne des 3 mois, moins la prime divisée par 3, plus la prime divisée par 12. Après une augmentation récente, la moyenne des 3 mois l'emporte souvent.

    Deux exemples chiffrés

    Une salariée avec 4 ans et 7 mois d'ancienneté

    Entrée le 1er mai 2022, convention signée le lundi 2 novembre 2026, contrat qui prend fin le mardi 8 décembre 2026. Salaire de référence : 2 400 € brut.

    CalculMontant
    1/4 de mois × 4 ans × 2 400 €2 400,00 €
    1/4 de mois × 7/12 × 2 400 €350,00 €
    Indemnité minimale2 750,00 €
    Contribution patronale : 40 % × 2 750 €1 100,00 €
    Coût total de l'indemnité3 850,00 €

    Un salarié avec plus de 10 ans et une prime annuelle

    13 ans et 10 mois d'ancienneté. Il gagnait 2 500 € brut, puis 2 800 € les 3 derniers mois, et a touché une prime annuelle de 1 800 € le mois précédant la rupture.

    • Moyenne des 12 mois : (9 × 2 500 + 3 × 2 800 + 1 800) ÷ 12 = 2 725 €.
    • Moyenne des 3 mois : 2 800 + 1 800 ÷ 12 = 2 950 €. C'est elle qui est retenue.
    • Indemnité : 2 950 × 1/4 × 10 = 7 375 €, plus 2 950 × 1/3 × 3 = 2 950 €, plus 2 950 × 1/3 × 10/12 = 819,44 €. Total : 11 144,44 €.

    Erreur fréquente : appliquer 1/3 à toute l'ancienneté. Le 1/3 ne vaut que pour les années après la 10e.

    Le coût pour l'employeur en 2026

    Depuis le 1er janvier 2026, la contribution patronale spécifique passe de 30 % à 40 %. Elle porte sur la part de l'indemnité exonérée de cotisations sociales, minimum légal compris (service-public F31539).

    PrélèvementCe qui est exonéré
    Cotisations socialesLe montant légal ou conventionnel, et au-delà le plus élevé de 2 fois le salaire brut de l'année précédente ou de la moitié de l'indemnité, dans la limite de 2 plafonds annuels de la Sécurité sociale (96 120 € en 2026). Plus rien n'est exonéré au-delà de 480 600 €.
    CSG-CRDSLa plus petite somme entre le montant légal ou conventionnel et la part exonérée de cotisations.
    Impôt sur le revenu (salarié)Le montant légal ou conventionnel, et au-delà les mêmes limites, dans la limite de 288 360 €. Imposable dès le premier euro si le salarié peut toucher sa retraite.

    Exemple d'indemnité négociée : 6 ans et 4 mois d'ancienneté, 3 000 € de salaire de référence, 36 000 € de salaire brut l'année précédente. Le minimum est de 4 750 €. Vous versez 20 000 €. Tout est exonéré de cotisations (20 000 € reste sous 2 × 36 000 €), donc la contribution est de 8 000 € et le coût total de 28 000 €. Le salarié paie la CSG-CRDS sur 15 250 €, la part au-dessus du minimum.

    Le calendrier

    Le délai de rétractation dure 15 jours calendaires à partir du lendemain de la signature. La demande d'homologation part sur TéléRC au plus tôt le lendemain. La DDETS a ensuite 15 jours ouvrables (du lundi au samedi, hors jours fériés) à partir du lendemain de la réception. Les deux délais sont prorogés au premier jour ouvrable s'ils finissent un samedi, un dimanche ou un jour férié (art. R1231-1). C'est ce qui arrive dans le premier exemple : le 15e jour ouvrable tombe le samedi 5 décembre 2026, l'homologation est acquise le lundi 7, et le contrat peut finir le mardi 8. Pour ne calculer que les dates, utilisez le calendrier de rupture conventionnelle.

    Les erreurs fréquentes

    • Garder le taux de 30 % dans votre budget : en 2026, la contribution est de 40 %.
    • Oublier la convention collective : beaucoup prévoient une indemnité de licenciement plus élevée que la loi, et c'est elle le minimum.
    • Compter l'ancienneté à la signature au lieu de la date de fin du contrat.
    • Fixer la fin du contrat trop tôt, avant le lendemain de l'homologation : la DDETS refuse.
    • Oublier le reste du solde : dernier salaire et indemnité compensatrice de congés payés, en plus de l'indemnité. Voir le guide du solde de tout compte.

    Pour la procédure complète (entretien, convention, salarié protégé, recours), lisez notre guide de la rupture conventionnelle. Pour un licenciement, le même minimum se calcule avec le calcul de l'indemnité de licenciement, avec la condition des 8 mois en plus.

    Et avec purpay ?

    Avec l'option rupture conventionnelle, purpay calcule l'indemnité et la contribution avec son moteur de règles, prépare la convention, vous rappelle les dates TéléRC, puis prépare le dernier bulletin et les documents de fin de contrat. Vous relisez et validez chaque document avant son envoi.

    Résultat indicatif calculé à partir des règles légales en vigueur à la date indiquée. Votre convention collective ou votre contrat peuvent prévoir des règles plus favorables : vérifiez-les avant toute décision.

    Questions fréquentes

    L'indemnité de rupture conventionnelle est-elle en brut ou en net ?

    Le montant inscrit dans la convention est un montant brut. Jusqu'au minimum légal ou conventionnel, il est exonéré de cotisations sociales (dans la limite de 96 120 € en 2026), de CSG-CRDS et d'impôt sur le revenu : le salarié touche alors la même somme, sauf s'il peut déjà toucher sa retraite, car l'indemnité est alors imposable. Au-delà du minimum, la part supplémentaire supporte la CSG-CRDS et, au-delà des limites, des cotisations.

    Comment se calcule l'indemnité avec moins d'un an d'ancienneté ?

    Elle est due quelle que soit l'ancienneté et se calcule au prorata des mois complets : 1/4 de mois de salaire × nombre de mois ÷ 12. Avec 10 mois d'ancienneté et 1 900 € de salaire de référence, le minimum est de 395,83 €.

    Combien coûte une rupture conventionnelle à l'employeur en 2026 ?

    L'indemnité, plus une contribution patronale de 40 % sur la part exonérée de cotisations. Pour une indemnité de 2 750 € entièrement exonérée, le coût est de 3 850 €. S'y ajoutent le dernier salaire et l'indemnité compensatrice de congés payés, dus dans tous les cas.

    La contribution de 40 % s'applique-t-elle à toute l'indemnité ?

    Elle s'applique à la part de l'indemnité exclue de l'assiette des cotisations sociales, y compris la part qui correspond au minimum légal. La part soumise à cotisations n'est pas concernée par la contribution, mais elle supporte les cotisations patronales habituelles.

    Peut-on verser moins que l'indemnité légale ?

    Non. Une indemnité inférieure à l'indemnité légale de licenciement, ou à l'indemnité conventionnelle si elle est plus élevée, est un motif de refus d'homologation par la DDETS.

    Quand la rupture conventionnelle prend-elle fin ?

    À la date fixée dans la convention, au plus tôt le lendemain de l'homologation. Pour une signature le lundi 2 novembre 2026, la rétractation finit le 17 novembre, l'instruction le lundi 7 décembre, et le contrat peut finir le mardi 8 décembre 2026.

    Votre prochaine paie, sans y penser.

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