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Prévoyance obligatoire en entreprise : règles employeur (2026)

Mis à jour le 19 octobre 2026 · Par l'équipe purpay

En bref. La prévoyance d'entreprise couvre le décès, l'incapacité de travail et l'invalidité ; elle est distincte de la mutuelle, qui rembourse les frais de santé. Elle devient obligatoire dans votre entreprise quand un texte l'impose : convention collective ou accord de branche, accord d'entreprise, ou décision unilatérale de l'employeur. Une fois le régime en place, les salariés concernés y sont affiliés, sauf dispense prévue par l'acte qui l'institue, et vous remettez à chacun une notice des garanties.

On confond souvent mutuelle et prévoyance. La mutuelle rembourse des soins ; la prévoyance protège le revenu du salarié et de sa famille quand il ne peut plus travailler ou qu’il décède. Pour l’employeur, la question est simple : un texte m’oblige-t-il à en avoir une, et que dois-je faire si c’est le cas ?

La prévoyance, c’est quoi ?

La prévoyance d’entreprise est un contrat collectif, souscrit auprès d’un organisme assureur, qui couvre tout ou partie de ces risques :

  • le décès : capital ou rente versés aux proches ;
  • l’incapacité de travail : indemnités qui complètent celles de la Sécurité sociale pendant un arrêt ;
  • l’invalidité : rente en complément de la pension d’invalidité.

Elle se distingue de la complémentaire santé, obligatoire pour tout employeur privé, qui rembourse les frais médicaux. Voir notre guide sur la mutuelle obligatoire.

Quand la prévoyance est-elle obligatoire ?

La prévoyance devient obligatoire dans votre entreprise quand un texte l’impose :

Source de l’obligation Ce qu’elle peut prévoir
Convention collective ou accord de branche Les garanties, les catégories de salariés couvertes, la cotisation
Accord collectif d’entreprise Un régime propre à l’entreprise
Décision unilatérale de l’employeur Un régime que vous instituez vous-même

Pour une petite entreprise, la convention collective est la première chose à vérifier. Elle peut prévoir un régime de prévoyance, qui s’articule alors avec le maintien de salaire en cas d’arrêt. Les réponses du ministère du Travail le montrent : en hôtellerie-restauration (HCR), le maintien de salaire conventionnel complète les indemnités de la Sécurité sociale et du régime de prévoyance ; dans la convention Syntec, les indemnités de l’employeur sont calculées après déduction des allocations des régimes complémentaires de prévoyance.

Le cas des cadres

Pour les cadres, des règles de prévoyance particulières peuvent s’appliquer, au niveau interprofessionnel comme dans la convention collective. Nous n’indiquons pas ici de taux de cotisation : nous n’avons pas pu le vérifier sur une source officielle accessible. Avant d’embaucher un cadre, demandez à votre organisme de prévoyance ou à votre expert-comptable le régime à mettre en place.

Qui doit être affilié, et les dispenses possibles

Une fois le régime en place, les salariés de la catégorie couverte y sont affiliés. Un salarié ne peut s’en dispenser que si l’acte qui institue le régime le prévoit, dans des cas précis :

Situation Dispense de la prévoyance
Salarié présent lors de la mise en place par décision unilatérale, avec cotisation salariale Possible, par demande écrite à la date de mise en place
CDD de moins de 12 mois Possible si l’acte le prévoit, même sans autre couverture
CDD de 12 mois ou plus Possible si l’acte le prévoit et si le salarié justifie d’une couverture pour les mêmes garanties
Apprenti ou temps partiel dont la cotisation atteint au moins 10 % du salaire brut Possible si l’acte le prévoit

Attention : les dispenses liées à une couverture individuelle, à la complémentaire santé solidaire ou à la couverture comme ayant droit valent seulement pour la mutuelle, pas pour la prévoyance.

Ce que vous devez remettre au salarié

  • À l’embauche : une notice complète des garanties, quand un régime de prévoyance existe dans l’entreprise.
  • Dans le mois qui suit l’embauche : la mention, par écrit, des contrats de prévoyance et de frais de santé dont les salariés bénéficient collectivement, avec les conditions d’ancienneté éventuelles (article R1221-34).

Conservez la preuve de la remise de la notice.

Prévoyance et arrêt maladie

Pendant un arrêt maladie, trois niveaux se superposent :

  1. les indemnités journalières de la Sécurité sociale ;
  2. le maintien de salaire par l’employeur, prévu par la loi après 1 an d’ancienneté, ou plus favorable dans votre convention ;
  3. les indemnités de prévoyance, si un régime existe, selon les conditions du contrat.

Ce qui revient à l’employeur et ce qui revient à l’organisme dépend de votre contrat et de votre convention. Voir notre guide sur l’arrêt maladie côté employeur.

Erreurs fréquentes

  • Penser que la mutuelle suffit : la prévoyance imposée par la convention collective est une obligation distincte.
  • Ne pas lire sa convention collective avant d’embaucher, en particulier un cadre.
  • Accepter une dispense non prévue par l’acte qui a mis en place le régime.
  • Oublier la notice à l’embauche.
  • Mal coordonner maintien de salaire et prévoyance pendant un arrêt.

Avec purpay

Les cotisations de votre contrat de prévoyance ne sont pas encore calculées par purpay d’après ses taux : vérifiez la ligne prévoyance du bulletin avant de le valider. purpay intègre les arrêts maladie dans la paie et la DSN, et vous validez chaque bulletin avant l’envoi.

Ce guide est une information générale, à jour à la date indiquée. Il ne remplace pas un conseil adapté à votre situation : vérifiez votre convention collective et les textes officiels.

Questions fréquentes

La prévoyance est-elle obligatoire en entreprise ?

Elle l'est dès qu'un texte qui s'applique à vous l'impose : votre convention collective ou un accord de branche, un accord d'entreprise, ou une décision unilatérale que vous avez prise. Vérifiez d'abord votre convention collective : c'est le cas le plus fréquent pour une petite entreprise.

Quelle différence entre mutuelle et prévoyance ?

La mutuelle (complémentaire santé) rembourse les frais médicaux en plus de la Sécurité sociale ; elle est obligatoire pour tous les employeurs privés. La prévoyance verse des prestations en cas de décès, d'incapacité de travail ou d'invalidité ; son caractère obligatoire dépend des textes applicables à votre entreprise.

Un salarié peut-il refuser la prévoyance ?

Seulement dans les cas prévus par l'acte qui l'a mise en place : par exemple un salarié en CDD de moins de 12 mois, un apprenti ou un salarié à temps partiel dont la cotisation atteint au moins 10 % du salaire, ou un salarié présent lors de la mise en place par décision unilatérale avec cotisation salariale. Les dispenses propres à la mutuelle (couverture individuelle, complémentaire santé solidaire) ne valent pas pour la prévoyance.

La prévoyance est-elle obligatoire pour les cadres ?

Des règles particulières peuvent s'appliquer aux cadres, au niveau interprofessionnel comme dans la convention collective. Nous n'en donnons pas de taux ici, faute de l'avoir vérifié sur une source officielle accessible : demandez le régime applicable à votre organisme de prévoyance ou à votre expert-comptable.

Où trouver les obligations de prévoyance de ma convention collective ?

Dans le texte de votre convention, consultable sur Légifrance, et dans les réponses par thème du ministère du Travail sur code.travail.gouv.fr. Votre organisme de prévoyance ou votre expert-comptable peut aussi vous indiquer le régime applicable à votre branche.

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