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Exemple de fiche de paie commenté : mentions obligatoires (2026)

Mis à jour le 19 octobre 2026 · Par l'équipe purpay

En bref. Une fiche de paie se lit en 7 zones, selon le plan décrit par service-public : identification de l'employeur et du salarié, salaire brut, cotisations regroupées en 5 rubriques, net à payer avant impôt, montant net social (obligatoire depuis le 1er juillet 2023), impôt sur le revenu prélevé à la source, puis mentions finales. L'exemple ci-dessous est fictif et pédagogique : il montre la structure et ce que chaque ligne doit contenir, pas un bulletin à remplir. Le droit de grève et les fonctions de représentant du personnel ne doivent jamais y figurer.

Exemple fictif et commenté de bulletin de paie (structure)

EXEMPLE FICTIF À BUT PÉDAGOGIQUE – CE DOCUMENT N'EST PAS UN BULLETIN DE PAIE

ZONE 1 – IDENTIFICATION
Employeur : [nom et adresse de l'employeur, et l'établissement dont dépend le salarié]
Code APE ou NAF : [code] – SIRET : [numéro]
Convention collective : [intitulé et IDCC, ou référence aux articles du Code du travail sur les congés payés et le préavis]
Salarié : [nom], emploi : [emploi], classification : [niveau ou coefficient]
Période de paie : du [date] au [date]
Heures : [nombre] heures au taux normal ; [nombre] heures supplémentaires à [taux de majoration] %
Forfait, le cas échéant : [nature et volume du forfait en heures ou en jours]

ZONE 2 – SALAIRE
Salaire de base : [nombre d'heures] h × [taux horaire] € = [montant] €
(Exemple fictif au SMIC pour 35 heures par semaine : 151,67 h, taux horaire 12,31 €, salaire de base 1 867,02 €)
Heures supplémentaires : [nombre] h × [taux horaire majoré] € = [montant] €
Primes et accessoires de salaire soumis à cotisations : [nature] [montant] €
Congés payés pris : du [date] au [date], indemnité de [montant] €
Rémunération brute : [montant] €

ZONE 3 – COTISATIONS ET CONTRIBUTIONS SOCIALES
(Pour chaque ligne : assiette, taux salarial, montant salarial, montant patronal, avant exonérations)
Santé : [assiette] € – [taux] % – [part salariale] € – [part patronale] €
Accidents du travail et maladies professionnelles : [assiette] € – [part patronale] €
Retraite : [assiette] € – [taux] % – [part salariale] € – [part patronale] €
Famille : [assiette] € – [part patronale] €
Assurance chômage : [assiette] € – [part patronale] €
Autres contributions dues par l'employeur : [montant] €
CSG et CRDS : [assiette] € – [taux] % – [montant] €
Total des exonérations et allègements de cotisations : [montant] €
Total versé par l'employeur (brut, plus cotisations patronales, moins exonérations) : [montant] €
Évolution de la rémunération liée à la suppression des cotisations chômage et maladie : [montant] €

ZONE 4 – NET À PAYER
Autres versements et retenues : [prise en charge de l'abonnement de transport, avances, titres-restaurant…] [montant] €
Net à payer avant impôt sur le revenu : [montant] €
Impôt sur le revenu prélevé à la source : [montant] €
Montant effectivement versé au salarié : [montant] €, payé le [date de paiement]

ZONE 5 – MONTANT NET SOCIAL
Montant net social : [montant] €

ZONE 6 – IMPÔT SUR LE REVENU
Net imposable : [montant] € – cumul annuel : [montant] €
Taux de prélèvement à la source : [taux] % – impôt prélevé : [montant] € – cumul annuel : [montant] €
Heures supplémentaires et complémentaires exonérées (montant net) : [montant] € – cumul annuel : [montant] €

ZONE 7 – MENTIONS FINALES
Activité partielle, le cas échéant : [nombre] heures indemnisées
« Pour comprendre votre bulletin de paie, consultez la rubrique dédiée sur www.service-public.fr. »
« Conservez ce bulletin de paie sans limitation de durée. »

Remplacez chaque passage entre crochets. Vérifiez votre convention collective : elle peut imposer des mentions en plus.

Une fiche de paie compte de nombreuses lignes, mais elle suit toujours le même plan. Une fois ce plan connu, vous savez où chercher une erreur. L’exemple ci-dessus est volontairement fictif : il ne contient pas de montants de cotisations, car ceux-ci dépendent des taux en vigueur, de l’effectif, de la convention collective et des exonérations propres à chaque salarié. Il montre la structure et le contenu attendu de chaque zone, tel que service-public le décrit pour les bulletins depuis le 1er juillet 2023.

Les 7 zones d’une fiche de paie

Zone Ce qu’on y trouve Ce que vous vérifiez
1. Identification Employeur (nom, adresse, APE, SIRET), convention collective, salarié, emploi, classification, période, heures Bonne convention, bonne classification, heures supplémentaires avec leur taux
2. Salaire Salaire de base, heures supplémentaires, primes soumises à cotisations, congés payés, rémunération brute, date de paiement Taux horaire au moins égal au minimum ; congés et primes du mois
3. Cotisations 5 rubriques (santé, accidents du travail, retraite, famille, chômage), assiette et taux, exonérations, coût total employeur Assiettes cohérentes avec le brut ; exonérations appliquées
4. Net à payer Autres versements et retenues (transport, avances), net avant impôt, impôt prélevé, montant versé Remboursement de l’abonnement de transport ; montant viré
5. Montant net social Revenu net après tous les prélèvements sociaux obligatoires Présent depuis le 1er juillet 2023
6. Impôt sur le revenu Net imposable et cumul, impôt prélevé et cumul, heures supplémentaires exonérées et cumul Taux de prélèvement transmis par l’administration fiscale
7. Mentions finales Renvoi vers service-public, conservation sans limitation de durée, heures d’activité partielle Mentions présentes

Lire l’exemple : la partie salaire

Dans l’exemple fictif, un salarié à temps plein (35 heures par semaine, soit 151,67 heures par mois) est payé au SMIC, qui est de 12,31 € brut de l’heure depuis le 1er juin 2026 : son salaire de base mensuel est de 1 867,02 € brut. S’y ajoutent, le cas échéant, les heures supplémentaires avec leur majoration, les primes soumises à cotisations et l’indemnité de congés payés du mois.

La zone des cotisations part de ce brut. Chaque ligne donne une assiette (le montant sur lequel on applique le taux), un taux et un montant, pour la part du salarié et celle de l’employeur. Le total versé par l’employeur additionne le brut et les cotisations patronales, moins les exonérations : c’est le coût réel du salarié. Pour passer du brut au net, utilisez notre calcul du salaire brut en net.

Les mentions interdites

Ne doivent jamais apparaître sur la fiche de paie : l’exercice du droit de grève et les fonctions de représentant du personnel.

Remise, format et conservation

  • Remise : chaque salarié reçoit une fiche de paie à chaque paiement du salaire. Ne pas la remettre peut être puni d’une amende allant jusqu’à 450 € par fiche, selon service-public.
  • Format : la fiche de paie électronique est le principe depuis 2017 ; le salarié peut refuser et demander le papier.
  • Conservation par l’employeur : un double pendant 5 ans. Pour les bulletins électroniques, l’employeur garantit leur disponibilité pendant 50 ans ou jusqu’à 6 ans après le départ à la retraite du salarié.
  • Contestation : le salarié peut contester le montant ou l’exactitude de sa fiche de paie pendant 3 ans.

Pourquoi pas un modèle vierge à remplir ?

Une fiche de paie n’est pas un formulaire : elle résulte d’un calcul fait chaque mois avec les taux en vigueur, puis déclaré en DSN. Remplir un bulletin vierge à la main fait courir un risque élevé d’erreur, et un bulletin qui ne correspond pas à la paie réellement versée et déclarée pose problème. Pour comprendre chaque ligne, voyez notre guide sur la fiche de paie.

Avec purpay

purpay prépare les fiches de paie de vos salariés chaque mois à partir des heures et des événements que vous lui envoyez par WhatsApp ou par e-mail ; les montants viennent d’un moteur de règles fondé sur les règles publiques de l’Urssaf, jamais de l’IA. Vous validez la paie avant tout envoi. Vous pouvez aussi faire vérifier gratuitement vos derniers bulletins avec notre vérification gratuite.

Modèle général, à adapter à votre situation et à votre convention collective. Il ne remplace pas un conseil personnalisé.

Questions fréquentes

Quelles sont les mentions obligatoires d'une fiche de paie ?

L'identité de l'employeur (nom, adresse, code APE, SIRET), la convention collective, l'emploi et la classification du salarié, les heures (normales et supplémentaires avec leurs taux), le salaire brut, les cotisations avec leur assiette et leurs taux, le total des exonérations, le coût total employeur, le net à payer avant impôt, le montant net social, le net imposable et l'impôt prélevé avec leurs cumuls, la date de paiement, les congés pris et la mention de conservation sans limitation de durée.

Quelles mentions sont interdites sur une fiche de paie ?

L'exercice du droit de grève et les fonctions de représentant du personnel ne doivent jamais figurer sur la fiche de paie.

Combien de temps l'employeur doit-il conserver les fiches de paie ?

Un double pendant 5 ans, sur papier ou sous forme électronique. Au-delà, il doit garantir au salarié la disponibilité de ses bulletins électroniques soit pendant 50 ans, soit jusqu'à 6 ans après son départ à la retraite.

La fiche de paie électronique est-elle obligatoire ?

C'est le principe depuis 2017 : l'employeur indique au salarié comment il accède à ses bulletins. Le salarié peut toutefois refuser et demander une fiche de paie papier.

Qu'est-ce que le montant net social ?

C'est le revenu net après déduction de tous les prélèvements sociaux obligatoires. Il figure sur la fiche de paie depuis le 1er juillet 2023, dans une zone à part.

Votre prochaine paie, sans y penser.

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