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Convention collective sécurité privée (IDCC 1351) : paie 2026

Mis à jour le 19 octobre 2026 · Par l'équipe purpay

En bref. La convention collective des entreprises de prévention et de sécurité (IDCC 1351) couvre la surveillance, le gardiennage, la sécurité incendie, la télésurveillance, la sûreté aéroportuaire et la sécurité des événements. Depuis le 1er janvier 2026, un agent d'exploitation au coefficient 120 a un minimum de 1 883,85 € brut par mois. Les heures de nuit (21 h-6 h) et du dimanche sont majorées de 10 %, un jour férié travaillé est payé double, et une indemnité de panier de 4,48 € est due à partir de 6 heures de travail.

Une société de gardiennage, de sécurité incendie ou de télésurveillance applique la convention collective nationale des entreprises de prévention et de sécurité du 15 février 1985, IDCC 1351. Le travail de jour comme de nuit, 7 jours sur 7, y est une « modalité normale » du métier : la paie doit donc suivre précisément les heures de nuit, les dimanches, les jours fériés et les paniers.

Qui est concerné ?

Les entreprises privées dont l’activité principale relève de la sécurité privée (article 1.01), en métropole et dans les DOM, notamment :

  • la surveillance et le gardiennage de sites ;
  • la sécurité incendie et l’assistance aux personnes, y compris sur les aérodromes ;
  • la sûreté aérienne, aéroportuaire et portuaire (avec des règles propres, annexe VIII) ;
  • la sécurité des manifestations sportives, récréatives ou culturelles ;
  • les rondes et levées de doute, la télésurveillance, la vidéoprotection ;
  • la protection rapprochée.

Sont exclus le transport de fonds, les agents de recherche privée et la médiation. Si vos agents nettoient aussi les locaux ou tiennent l’accueil, vérifiez l’activité principale : une entreprise d’accueil externalisé relève des prestataires de services du tertiaire.

Grille des salaires au 1er janvier 2026

L’accord triennal du 25 septembre 2023 a prévu +5 % en 2024, +3,2 % au 1er janvier 2025 et +2,8 % au 1er janvier 2026. Minima pour 151,67 heures, agents d’exploitation, employés administratifs et techniciens :

Niveau Échelon Coefficient Minimum mensuel 2026
2 2 120 1 883,85 €
3 1 130 1 908,54 €
3 2 140 1 965,78 €
3 3 150 2 039,33 €
4 1 160 2 152,09 €
4 2 175 2 327,04 €
4 3 190 2 502,06 €
5 1 à 3 210 à 250 2 735,99 € à 3 202,76 €

Les agents de maîtrise vont de 2 234,30 € (coefficient 150) à 3 776,29 € (coefficient 275). Les primes, les majorations de nuit, de dimanche et de jour férié ne comptent pas pour vérifier le minimum.

Cycles de travail (article 7.06) : la durée peut être organisée en cycles de 8 semaines au plus. Les heures supplémentaires se décomptent alors au-delà de 39 heures en moyenne sur le cycle, avec un salaire mensualisé sur 169 heures si la moyenne atteint 39 heures. Le contingent annuel est de 329 heures (article 7.10).

Nuit, dimanche, jours fériés

Situation Contrepartie (cas général)
Heure entre 21 h et 6 h +10 % du taux horaire minimum conventionnel, plus un repos compensateur de 1 % par heure
Heure travaillée le dimanche +10 % du taux horaire minimum conventionnel, cumulable avec la nuit et le férié
Jour férié travaillé indemnité égale au salaire de la journée (+100 %), ou repos équivalent dans le mois suivant

Le repos compensateur de nuit acquis doit figurer sur le bulletin ou en annexe, dans une rubrique distincte de celle des heures supplémentaires. Les salariés à temps plein doivent avoir 2 dimanches de repos par mois en moyenne sur 3 mois, accolés à un samedi ou un lundi. En sûreté aérienne et aéroportuaire, la nuit est majorée de 25 % et le dimanche de 50 %.

Exemple. Un agent au coefficient 140 (1 965,78 €, soit 12,96 € de l’heure) fait une vacation de jour de 12 heures un dimanche. La majoration est de 12 × 12,96 × 10 % = 15,55 €, plus une indemnité de panier de 4,48 €. Si ce dimanche est aussi un jour férié, il touche en plus 155,53 € d’indemnité, ou un repos équivalent.

Primes et indemnités

  • Prime d’ancienneté (article 9.03), sauf cadres : 2 % du minimum conventionnel après 4 ans, 5 % après 7 ans, 8 % après 10 ans, 10 % après 12 ans, 12 % après 15 ans. Le nouveau taux s’applique le mois qui suit l’anniversaire d’entrée.
  • Indemnité de panier : 4,48 € depuis le 1er janvier 2026, dès 6 heures de travail effectif ; une seule pour 12 heures.
  • Entretien des tenues : 8,78 € nets par mois, 11 mois par an, sur justificatif ; prime d’habillage pour les salariés tenus de porter l’uniforme.
  • Agent cynophile : 1,41 € par heure de travail effectif de l’équipe homme-chien.
  • Prime d’étalement des congés : 4 % de l’indemnité de congés payés si 2 des 4 semaines du congé principal sont prises hors du 1er juin au 30 septembre.

Une vacation est payée au moins 6 heures, même si elle est plus courte, et deux périodes séparées par une coupure de 2 heures au plus forment une seule période (article 7.12).

Reprise du personnel en cas de perte de marché

Quand un client change de prestataire, l’entreprise entrante doit reprendre les salariés affectés au site s’ils remplissent les conditions conventionnelles : titres et carte professionnelle valides, formations à jour, plus de 50 % de leur temps sur le site et au moins 900 heures de vacation sur les 9 mois précédents, inscription sur la liste établie par l’entreprise sortante. Les heures payées au titre des périodes de travail comptent pleinement pour cette reprise.

Maladie, essai et préavis

Maintien de salaire des agents d’exploitation, employés et techniciens : après 10 jours de carence, 90 % pendant 30 jours puis 66,66 % pendant 30 jours de 1 à 3 ans d’ancienneté, avec des durées et un second taux (70 %) qui augmentent ensuite par paliers. Les agents de maîtrise ont 3 jours de carence et les cadres aucun. Voir arrêt maladie : ce que doit faire l’employeur.

Période d’essai en CDI : 2 mois pour un agent d’exploitation, renouvelable 1 mois ; 3 mois (+3) pour un agent de maîtrise ; 4 mois (+4) pour un cadre.

Préavis des agents d’exploitation : 1 jour ouvré de 15 jours à 1 mois d’ancienneté, 2 jours de 1 à 2 mois, 7 jours (niveaux I à III) ou 14 jours (IV et V) de 2 à 6 mois, 1 mois de 6 mois à 2 ans, puis 2 mois en cas de licenciement après 2 ans. Pour l’indemnité de licenciement, appliquez au moins l’indemnité légale.

Avec purpay

purpay prépare les bulletins, la DSN et la DPAE de votre société de sécurité par WhatsApp ou e-mail, et vous validez chaque envoi. Le moteur de règles de purpay applique le Code du travail : la grille, les primes et les majorations de la convention 1351 ne sont pas encore calculées. Indiquez-nous les montants dus, ils apparaissent sur le bulletin avec les bonnes cotisations. Pour l’IDCC 1351, vérifiez sur chaque bulletin les heures de nuit, les dimanches, les fériés et les paniers tirés du planning avant de valider.

Ce guide est une information générale, à jour à la date indiquée. Il ne remplace pas un conseil adapté à votre situation : vérifiez votre convention collective et les textes officiels.

Questions fréquentes

Quel est le salaire minimum d'un agent de sécurité en 2026 ?

Selon l'accord triennal du 25 septembre 2023, au 1er janvier 2026 : 1 883,85 € brut par mois au coefficient 120, 1 908,54 € au coefficient 130, 1 965,78 € au coefficient 140 et 2 039,33 € au coefficient 150, pour 151,67 heures.

Comment sont payées les heures de nuit dans la sécurité privée ?

Les heures entre 21 h et 6 h sont majorées de 10 % du taux horaire minimum conventionnel et ouvrent droit à un repos compensateur de 1 % par heure, suivi sur le bulletin. En sûreté aéroportuaire, la majoration de nuit est de 25 %.

Un jour férié travaillé est-il payé double en sécurité privée ?

Oui. Le salarié reçoit, en plus de son salaire, une indemnité égale au salaire de la journée travaillée. Il peut choisir de la remplacer par un repos équivalent, à prendre dans le mois suivant.

Quelle est la prime de panier en sécurité privée en 2026 ?

4,48 € depuis le 1er janvier 2026, pour au moins 6 heures de travail effectif, continues ou discontinues. Une seule indemnité est due pour une vacation de 12 heures. En sûreté aérienne et aéroportuaire, elle est de 6,87 €.

L'entreprise qui reprend un marché de gardiennage doit-elle reprendre les agents ?

Oui, si les deux entreprises relèvent de la convention : l'entrante reprend les salariés affectés au site qui remplissent les conditions conventionnelles, notamment carte professionnelle, plus de 50 % du temps sur le site et 900 heures de vacation sur les 9 derniers mois.

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