Grossiste en fruits et légumes, distributeur de matériel électrique, négociant en fournitures industrielles, en sanitaire-chauffage, en papeterie ou en parfumerie : la convention collective nationale des commerces de gros du 23 juin 1970, IDCC 573, regroupe des métiers très différents. Elle distingue un secteur alimentaire et un secteur non alimentaire, avec des règles qui ne sont pas toujours les mêmes.
Qui est concerné ?
Les entreprises dont l’activité exclusive ou principale est le commerce de gros, sur tout le territoire national. L’article 1er liste les branches couvertes, par exemple le commerce de gros et l’import de fruits, légumes et fleurs, de beurre, œufs et fromages, de volailles et gibiers, de papeterie, de matériel électrique et électronique, d’équipements pour l’industrie, de parfumerie et d’hygiène, d’appareils sanitaires et de chauffage. Les grossistes à prédominance alimentaire qui fournissent la grande distribution peuvent relever de la convention 2216 : vérifiez l’activité principale.
Grille des salaires 2026
La classification compte 10 niveaux (I à X) de 2 ou 3 échelons. Le 2e échelon dépend de l’expérience dans la fonction : 1 an au niveau I, 2 ans au niveau II, et ainsi de suite jusqu’à 6 ans au niveau VI. Les minima des niveaux I à VI sont mensuels (151,67 heures) ; ceux des niveaux VII à X sont annuels et se vérifient au 31 décembre.
Deux sources officielles donnent des montants différents pour 2026 :
| Niveau, échelon 1 | Accord du 17 mars 2026 (au 1er mars 2026) | Fiche du Code du travail numérique (mise à jour 2026) |
|---|---|---|
| I | 1 839,81 € | 1 871,09 € |
| II | 1 873,13 € | 1 904,97 € |
| III | 1 907,05 € | 1 939,47 € |
| IV | 1 941,58 € | 1 974,59 € |
| V | 1 973,03 € | 2 006,57 € |
| VI | 2 203,43 € | 2 240,88 € |
| VII (annuel) | 30 338,30 € | — |
| X, échelon 2 (annuel) | 78 210,61 € | — |
L’accord du 17 mars 2026, étendu par arrêté du 11 juin 2026, est le dernier texte publié dans la base KALI ; il prévoit de renégocier si le niveau I passe sous le SMIC, ce qui est le cas depuis le 1er juin 2026 (1 867,02 €). La fiche du ministère affiche des montants plus élevés sans citer d’autre accord. Par prudence, payez au moins le montant le plus élevé et demandez à votre fédération si un nouvel accord a été signé. Les trois échelons du niveau I de l’accord de mars sont, en tout état de cause, sous le SMIC.
Pas de prime d’ancienneté, mais une garantie annuelle
La convention ne prévoit pas de prime d’ancienneté. Elle impose une garantie de rémunération vérifiée sur 12 mois : si le salaire brut des 12 derniers mois est inférieur à la garantie, vous versez la différence.
- Non alimentaire (« garantie d’ancienneté ») : 12 salaires conventionnels de l’année écoulée, majorés de 5 % après 4 ans d’ancienneté, 9 % après 8 ans, 13 % après 12 ans, 17 % après 16 ans.
- Alimentaire (« garantie annuelle de rémunération ») : 12 salaires conventionnels majorés de 2 %, dès 1 an d’ancienneté.
Pour la comparaison, on exclut les heures supplémentaires, les majorations conventionnelles, les primes liées aux contraintes du poste et les sommes qui ne sont pas du salaire.
Exemple. Un magasinier du non-alimentaire au niveau II, échelon 1 (1 904,97 € selon la fiche du ministère), avec 9 ans d’ancienneté : garantie = 12 × 1 904,97 × 1,09 = 24 917,01 € sur l’année. S’il a touché 24 500 € de salaires éligibles, vous lui devez 417,01 €.
Temps de travail et dimanche
- Contingent d’heures supplémentaires : 180 heures dans le secteur alimentaire (dépassement exceptionnel de 10 % possible pour des événements imprévisibles), 220 heures dans le non-alimentaire. Le repos de remplacement se prend dans les 4 mois, hors 1er juillet-31 août sauf accord.
- Dimanche exceptionnel : 3 fois par an au maximum, majoré de 100 % en plus d’une éventuelle majoration d’heures supplémentaires, avec une journée de repos dans la quinzaine. Les moins de 18 ans ne travaillent pas le dimanche.
Arrêt maladie et maternité
Dès 1 an d’ancienneté, à partir du 8e jour (1er jour en cas d’accident du travail ou d’hospitalisation) :
- employés et ouvriers : 90 % pendant 30 jours, puis 2/3 pendant 30 jours, chaque durée augmentant de 10 jours par tranche de 5 ans d’ancienneté (90 jours au plus) ;
- agents de maîtrise et techniciens au-delà de 3 ans : 100 % pendant 2 à 4 mois selon l’ancienneté (davantage en accident du travail) ;
- cadres au-delà de 3 ans : 100 % pendant 3 à 5 mois en maladie, 4 à 7 mois en accident du travail.
En maternité, la salariée non cadre ayant 1 an d’ancienneté garde 100 % de son salaire pendant tout le congé ; une cadre, 75 % pendant les 4 premières semaines.
Embauche et départ
| Catégorie | Période d’essai CDI (cas général) | Préavis de démission | Préavis de licenciement |
|---|---|---|---|
| Employés et ouvriers | 2 mois | 1 mois | 1 mois jusqu’à 2 ans, 2 mois au-delà ; 2 mois en licenciement économique |
| Agents de maîtrise et techniciens | 3 mois | 2 mois | 2 mois |
| Cadres | 4 mois | 3 mois | 3 mois |
L’essai n’est pas renouvelable dans le cas général. Il l’est dans le secteur des surgelés et glaces (même durée une fois) et pour le personnel de vente de l’alimentaire périssable (1 mois). Voir le calcul du préavis.
Avec purpay
purpay prépare les bulletins, la DSN et la DPAE de votre entreprise par WhatsApp ou e-mail, et vous validez chaque envoi. Le moteur de règles de purpay applique le Code du travail : la grille, les primes et les majorations de la convention 573 ne sont pas encore calculées. Indiquez-nous les montants dus, ils apparaissent sur le bulletin avec les bonnes cotisations. Pour la convention 573, le niveau, le minimum à retenir en 2026 et la garantie annuelle de fin d’année sont des points que vous contrôlez avant de valider. Voir notre page commerces.
Sources officielles
- Code du travail numérique : convention collective des commerces de gros (IDCC 573)
- Code du travail numérique : salaire minimum (IDCC 573)
- Code du travail numérique : garantie d'ancienneté (IDCC 573)
- Code du travail numérique : primes, garantie annuelle de rémunération (IDCC 573)
- Code du travail numérique : heures supplémentaires (IDCC 573)
- Code du travail numérique : travail du dimanche (IDCC 573)
- Code du travail numérique : maintien de salaire en arrêt maladie (IDCC 573)
- Code du travail numérique : congé de maternité (IDCC 573)
- Code du travail numérique : période d'essai (IDCC 573)
- Code du travail numérique : préavis de démission (IDCC 573)
- Code du travail numérique : préavis de licenciement (IDCC 573)
- DILA, données ouvertes KALI : convention du 23 juin 1970 (article 1er) et accord du 17 mars 2026 relatif aux salaires
- Service-public : montant du SMIC
Ce guide est une information générale, à jour à la date indiquée. Il ne remplace pas un conseil adapté à votre situation : vérifiez votre convention collective et les textes officiels.