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Convention collective commerce de gros (IDCC 573) : paie 2026

Mis à jour le 19 octobre 2026 · Par l'équipe purpay

En bref. La convention des commerces de gros (IDCC 573) couvre les grossistes alimentaires et non alimentaires : fruits et légumes, produits laitiers, fournitures industrielles, matériel électrique, sanitaire-chauffage, papeterie, parfumerie… Sa grille compte 10 niveaux : mensuelle jusqu'au niveau VI, annuelle au-delà. Il n'y a pas de prime d'ancienneté, mais une garantie de rémunération annuelle majorée de 5 % à 17 % selon l'ancienneté dans le non-alimentaire. Le dimanche exceptionnel est majoré de 100 %.

Grossiste en fruits et légumes, distributeur de matériel électrique, négociant en fournitures industrielles, en sanitaire-chauffage, en papeterie ou en parfumerie : la convention collective nationale des commerces de gros du 23 juin 1970, IDCC 573, regroupe des métiers très différents. Elle distingue un secteur alimentaire et un secteur non alimentaire, avec des règles qui ne sont pas toujours les mêmes.

Qui est concerné ?

Les entreprises dont l’activité exclusive ou principale est le commerce de gros, sur tout le territoire national. L’article 1er liste les branches couvertes, par exemple le commerce de gros et l’import de fruits, légumes et fleurs, de beurre, œufs et fromages, de volailles et gibiers, de papeterie, de matériel électrique et électronique, d’équipements pour l’industrie, de parfumerie et d’hygiène, d’appareils sanitaires et de chauffage. Les grossistes à prédominance alimentaire qui fournissent la grande distribution peuvent relever de la convention 2216 : vérifiez l’activité principale.

Grille des salaires 2026

La classification compte 10 niveaux (I à X) de 2 ou 3 échelons. Le 2e échelon dépend de l’expérience dans la fonction : 1 an au niveau I, 2 ans au niveau II, et ainsi de suite jusqu’à 6 ans au niveau VI. Les minima des niveaux I à VI sont mensuels (151,67 heures) ; ceux des niveaux VII à X sont annuels et se vérifient au 31 décembre.

Deux sources officielles donnent des montants différents pour 2026 :

Niveau, échelon 1 Accord du 17 mars 2026 (au 1er mars 2026) Fiche du Code du travail numérique (mise à jour 2026)
I 1 839,81 € 1 871,09 €
II 1 873,13 € 1 904,97 €
III 1 907,05 € 1 939,47 €
IV 1 941,58 € 1 974,59 €
V 1 973,03 € 2 006,57 €
VI 2 203,43 € 2 240,88 €
VII (annuel) 30 338,30 € —
X, échelon 2 (annuel) 78 210,61 € —

L’accord du 17 mars 2026, étendu par arrêté du 11 juin 2026, est le dernier texte publié dans la base KALI ; il prévoit de renégocier si le niveau I passe sous le SMIC, ce qui est le cas depuis le 1er juin 2026 (1 867,02 €). La fiche du ministère affiche des montants plus élevés sans citer d’autre accord. Par prudence, payez au moins le montant le plus élevé et demandez à votre fédération si un nouvel accord a été signé. Les trois échelons du niveau I de l’accord de mars sont, en tout état de cause, sous le SMIC.

Pas de prime d’ancienneté, mais une garantie annuelle

La convention ne prévoit pas de prime d’ancienneté. Elle impose une garantie de rémunération vérifiée sur 12 mois : si le salaire brut des 12 derniers mois est inférieur à la garantie, vous versez la différence.

  • Non alimentaire (« garantie d’ancienneté ») : 12 salaires conventionnels de l’année écoulée, majorés de 5 % après 4 ans d’ancienneté, 9 % après 8 ans, 13 % après 12 ans, 17 % après 16 ans.
  • Alimentaire (« garantie annuelle de rémunération ») : 12 salaires conventionnels majorés de 2 %, dès 1 an d’ancienneté.

Pour la comparaison, on exclut les heures supplémentaires, les majorations conventionnelles, les primes liées aux contraintes du poste et les sommes qui ne sont pas du salaire.

Exemple. Un magasinier du non-alimentaire au niveau II, échelon 1 (1 904,97 € selon la fiche du ministère), avec 9 ans d’ancienneté : garantie = 12 × 1 904,97 × 1,09 = 24 917,01 € sur l’année. S’il a touché 24 500 € de salaires éligibles, vous lui devez 417,01 €.

Temps de travail et dimanche

  • Contingent d’heures supplémentaires : 180 heures dans le secteur alimentaire (dépassement exceptionnel de 10 % possible pour des événements imprévisibles), 220 heures dans le non-alimentaire. Le repos de remplacement se prend dans les 4 mois, hors 1er juillet-31 août sauf accord.
  • Dimanche exceptionnel : 3 fois par an au maximum, majoré de 100 % en plus d’une éventuelle majoration d’heures supplémentaires, avec une journée de repos dans la quinzaine. Les moins de 18 ans ne travaillent pas le dimanche.

Arrêt maladie et maternité

Dès 1 an d’ancienneté, à partir du 8e jour (1er jour en cas d’accident du travail ou d’hospitalisation) :

  • employés et ouvriers : 90 % pendant 30 jours, puis 2/3 pendant 30 jours, chaque durée augmentant de 10 jours par tranche de 5 ans d’ancienneté (90 jours au plus) ;
  • agents de maîtrise et techniciens au-delà de 3 ans : 100 % pendant 2 à 4 mois selon l’ancienneté (davantage en accident du travail) ;
  • cadres au-delà de 3 ans : 100 % pendant 3 à 5 mois en maladie, 4 à 7 mois en accident du travail.

En maternité, la salariée non cadre ayant 1 an d’ancienneté garde 100 % de son salaire pendant tout le congé ; une cadre, 75 % pendant les 4 premières semaines.

Embauche et départ

Catégorie Période d’essai CDI (cas général) Préavis de démission Préavis de licenciement
Employés et ouvriers 2 mois 1 mois 1 mois jusqu’à 2 ans, 2 mois au-delà ; 2 mois en licenciement économique
Agents de maîtrise et techniciens 3 mois 2 mois 2 mois
Cadres 4 mois 3 mois 3 mois

L’essai n’est pas renouvelable dans le cas général. Il l’est dans le secteur des surgelés et glaces (même durée une fois) et pour le personnel de vente de l’alimentaire périssable (1 mois). Voir le calcul du préavis.

Avec purpay

purpay prépare les bulletins, la DSN et la DPAE de votre entreprise par WhatsApp ou e-mail, et vous validez chaque envoi. Le moteur de règles de purpay applique le Code du travail : la grille, les primes et les majorations de la convention 573 ne sont pas encore calculées. Indiquez-nous les montants dus, ils apparaissent sur le bulletin avec les bonnes cotisations. Pour la convention 573, le niveau, le minimum à retenir en 2026 et la garantie annuelle de fin d’année sont des points que vous contrôlez avant de valider. Voir notre page commerces.

Ce guide est une information générale, à jour à la date indiquée. Il ne remplace pas un conseil adapté à votre situation : vérifiez votre convention collective et les textes officiels.

Questions fréquentes

Quel est le salaire minimum de la convention commerce de gros en 2026 ?

L'accord du 17 mars 2026 fixe au 1er mars 2026 un minimum de 1 839,81 € au niveau I, échelon 1, sous le SMIC depuis le 1er juin. La fiche du ministère mise à jour en 2026 affiche des montants plus élevés (1 871,09 € pour ce niveau). Payez au moins le plus élevé des deux et vérifiez auprès de votre fédération.

Y a-t-il une prime d'ancienneté dans le commerce de gros ?

Non, mais une garantie annuelle : dans le non-alimentaire, la rémunération des 12 derniers mois doit atteindre 12 salaires conventionnels majorés de 5 % après 4 ans, 9 % après 8 ans, 13 % après 12 ans et 17 % après 16 ans d'ancienneté. Dans l'alimentaire, la majoration est de 2 % dès 1 an.

Combien d'heures supplémentaires par an dans le commerce de gros ?

180 heures dans le secteur alimentaire (dépassement exceptionnel de 10 % possible) et 220 heures dans le secteur non alimentaire.

Le dimanche est-il payé double dans le commerce de gros ?

Oui pour le travail exceptionnel du dimanche, limité à 3 fois par an : majoration de 100 %, qui s'ajoute le cas échéant à celle des heures supplémentaires, et une journée de repos compensatrice.

Quel est le préavis de démission dans le commerce de gros ?

1 mois pour les employés et ouvriers, 2 mois pour les agents de maîtrise et techniciens, 3 mois pour les cadres.

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